Les Cités éducatives visent à intensifier les prises en charge éducatives des enfants et des jeunes de 0 à 25 ans, avant, pendant, autour et après le cadre scolaire. Le projet de la cité éducative de Nîmes s’articule autour de positions fortes. Favoriser le développement langagier des plus jeunes, promouvoir la santé mentale, diffuser les valeurs de la République et la citoyenneté, renforcer "l’aller vers" pour inscrire les jeunes dans une pratique sportive régulière, améliorer l’orientation et l’insertion socio-professionnelle des adolescents et jeunes adultes et, pour dernier axe, faire de la cité éducative l’outil de synthèse et de renforcement de l’action partenariale au bénéfice des jeunes vivant en Quartier prioritaire de la politique de la Ville.
À Nîmes et au stade Kaufmann, l’événement rassemblait près de 400 élèves de troisième des collèges, Ada-Lovelace, Romain-Rolland, Jules-Verne et Condorcet, les quatre QPV de la cité des Antonin. Des jeunes avec un sourire aux lèvres, une envie de se faire plaisir et de passer un bon moment, ensemble.
Depuis 2024 (et jusqu’en 2027), la préfecture du Gard mobilise 750 000 euros, et l’Éducation nationale 45 000 euros. Embarqués dans l’organisation de la journée, les clubs de sports, les associations et les bonnes volontés se sont retrouvés unis par l’intérêt commun de faire plaisir aux jeunes en leur transmettant des valeurs saines.
Un véritable travail de fond en lien avec l’Armée qui, elle aussi, y va de son encadrement et de son approche de la vie en société. Le sport et la rigueur, la sueur et le dépassement de soi, l’envie de gagner sans marcher sur les copains d’à côté. Des valeurs sûres que les jeunes arrivent à acquérir grâce à ce genre de journée, encore trop rare.
« C’est la deuxième fois que je viens, c’est sympa ! On vient de s’échauffer après avoir écouté le briefing préparatoire, des éducateurs nous prennent en charge pour nous faire faire différents des ateliers sportifs. Le but sera surtout de représenter notre collège et de gagner le trophée, on veut ramener la coupe à la maison ! », affirme Louna.
Pour les éducateurs qui jouent le jeu, c’est aussi une belle journée. « En plus, on a le soleil, il fait bon même si la pelouse est trempée… On fait de notre mieux mais je suis toujours heureux de voir s’afficher des sourires sur les visages de ces jeunes qui n’ont pas toujours l’occasion de faire du sport, de sortir, d’être avec d’autres jeunes… Pour nous aussi, parfois entre associations ou clubs on se fait une petite guerre, mais aujourd’hui et avec les élèves, nous ne formons qu’un bloc. C’est génial ! »
Trois grands objectifs et six axes
Des objectifs guident l’ambition des cités éducatives sur le terrain et se traduisent par de très nombreuses actions. Conforter le rôle de l’école là où elle est particulièrement attendue. L’école doit être plus attractive et rayonnante sur son environnement.
On peut aussi évoquer le fait de promouvoir la continuité éducative. Elle doit être organisée autour de l’école, afin de construire un lien continu avec les parents et les autres adultes contribuant à la réussite dès le plus jeune âge et dans le périscolaire. Enfin, le dernier objectif est d’ouvrir le champ des possibles aux enfants et aux jeunes qui doivent trouver, dans leur environnement, les clés de l’émancipation. Les partenaires visent ici à multiplier les opportunités d’ouverture et de mobilité sur le monde extérieur.
Concernant les six axes, les partenaires ont coconstruit un projet local de renforcement des coopérations des acteurs, un plan d’action et un plan de financement partagé pour les trois prochaines années.