Objectif Gard : Comment se déroule votre campagne ?
Jean-Louis Blanc : On a des retours qui sont qui sont très positifs. On a fait des réunions de quartier, où l'on a pu échanger ouvertement avec les gens du village. On a eu pas mal de retours également sur les réseaux sociaux, puisqu'on peut nous poser directement des questions.
Quels sont les sujets sur lesquels vous échangez ?
On a évoqué le programme parce que les gens sont toujours très demandeurs. On va travailler sur la sécurité, sur la solidarité et le troisième âge, la qualité de vie, le patrimoine, l'enfance, la jeunesse, l'environnement et les finances. On se rend compte qu'il y a une demande au niveau des voiries, que les voitures roulent vite... On regarde la possibilité d'embaucher un poste de policier municipal.
Il y a une maison assez connue sur les hauteurs de Mus, on va essayer de la racheter pour la faire rentrer dans notre patrimoine et essayer d'en faire une maison médicale, avec des logements partagés. On veut aussi organiser des moments conviviaux, des salons de thé ou de lecture, ce genre de choses qui existaient beaucoup plus par le passé. On veut revoir les fréquences des navettes pour essayer de les mettre en adéquation avec ce qui peut se passer dans le village ou aider les personnes âgées à faire leurs courses et les accompagner jusque chez eux en ramenant leur panier. On voudrait aussi réaliser un petit livret sur le patrimoine de Mus, qui est très riche, préserver nos traditions et limiter l'urbanisation à outrance car je trouve qu'on est en train de dégrader l'image de la commune. Donc il faut éventuellement revoir le PLU et essayer de créer un poumon vert avec des jardins partagés dans le centre du village plutôt que de faire du logement. Concernant les finances, on veut lancer un audit en début de mandat puis établir un budget réaliste, qui nous permettra de réaliser un certain nombre de projets.
Dans son interview, le maire affirme que Vivette Lopez avait augmenté la dette, qu'avez-vous à repondre à cela ?
J'étais élu à l'époque avec elle. De 2002 à 2020, il y a eu beaucoup d'investissements qui ont été faits. On a créé une salle des fêtes, on a agrandi l'école, on a fait des murs anti-bruit, on a créé une boulangerie, on a réhabilité le temple et on y a organisé des concerts, on a construit une bibliothèque... Effectivement, cela nécessite de l'emprunt, des subventions... mais on est toujours resté dans des budgets qui font un équilibre parfait. C'était pour l'avenir des Mussois !
La sénatrice expliquait que c'était dans un but de vision à long terme...
Complètement, puisque j'étais avec elle. Et nous, on souhaite que la commune se développe pour son futur. Monsieur le maire dit qu'effectivement, il a fait baisser la dette. Je voudrais juste lui rappeler que nous avons laissé en 2020, un budget de plus de 450 000 €. On avait gardé deux terrains en patrimoine, plus un terrain qui a été vendu à la communauté de communes, et c'est lui qui en a profité. Aujourd'hui, ce n'est pas le but de baisser la dette pour baisser la dette. Le but, c'est de travailler pour Mus, de faire des investissements qui sont nécessaires pour l'avenir.
Donc vous estimez qu'il a baissé la dette mais pas à des fins positives ?
Sur le mandat, le plus gros investissement réalisé est celui de la place, mais je ne vais pas revenir là-dessus. Effectivement, il y a des voiries qui ont été faites. Moi, je me rends compte qu'il échange avec les gens de Mus qui lui disent que certaines voiries sont abîmées et qu'il faudrait les refaire. Je pense que ce n'est pas aux Mussois et Mussoises de le dire, mais aux élus de voir ce qui doit être fait au niveau des voiries. On n'attend pas que les Mussois nous disent ce qui doit être fait. C'est à nous de se positionner.
Plus généralement, que pensez-vous du bilan de Philippe Gras ?
Je trouve que le travail réalisé a été important pour nos communes. La cantine, prévue à Mus, était une demande que nous avions soumise par courrier en 2018 avec Gérard Duplan (ndlr : l'ancien maire). Le président actuel a bien travaillé. Moi, je n'y suis pas, donc je vois de l'extérieur ce qui est fait. Après si on arrive au pouvoir, on ne s'est pas encore posé la question de savoir pour qui on allait voter. Mais c'est une personne qui pourrait avoir mon soutien.
Pourriez-vous être candidat face à lui ?
C'est pas que ça ne m'intéresse pas, mais je trouve qu'on a déjà beaucoup de travail quand on gère une commune. Le rôle du maire est très important et je préfère me recentrer sur mon village.
Un mot à rajouter ?
Le 7 novembre, on a fait le lancement de notre campagne, ça a été un moment riche d'enseignements, d'échanges avec les habitants venus très nombreux. Pour nous, ça a été une nouvelle énergie de motivation. Aujourd'hui, on est bien suivi par les Mussoises et les Mussois. C'est important et on les attend le 15 mars pour voter.
Prochaine réunion publique : le 13 mars à 19h à la salle MUS.ART.D