Publié il y a 5 mois - Mise à jour le 24.09.2025 - Sacha Virga - 3 min  - vu 680 fois

NÎMES & ALÈS Les Prolé célèbrent la reconnaissance de la Palestine

Drapeau français palestinien prolé Nîmes

Les drapeaux de la Palestine et de la France sont désormais réunis au Prolé de Nîmes

- Sacha Virga

Aux Prolé de Nîmes et Alès trône désormais le drapeau de la Palestine accolé à celui de la France. Une décision qui intervient au lendemain de la reconnaissance de la Palestine par le chef de l'État Emmanuel Macron. 

Dans la cour du Prolé de Nîmes, à côté du portrait de Marwan Barghouti, on pavoise le drapeau palestinien à côté de celui de la France. Ce lundi, Emmanuel Macron comme d'autres pays européens, a officiellement reconnu la Palestine en tant qu'état, actant la décision des communistes de Nîmes et leurs alliés. "La reconnaissance de l'état de Palestine est une victoire incontestable. La France franchit enfin le pas, l'étape est décisive et pose un jalon indispensable à la constitution d'une solution à deux états, et redonne à la France une parole qu'elle n'aurait jamais dû trahir : la voix du respect du droit international de la justice et de l'humanisme", affirme Frédéric Deschamps, co-secrétaire de la fédération gardoise du PCF.

Une décision donc saluée mais qui ne signifie pas un apaisement total de la situation pour Frédéric Deschamps. "À court terme cette reconnaissance ne changera rien à l'infini cauchemar du peuple gazaoui et au drame de la colonisation en Cisjordanie. Le premier ministre israelien redouble de férocité contre le peuple palestinien, adoubé par son parrain état-unien".

Il réclame le combat et la condamnation de la stratégie d'annexion des territoires occupés. "Ce que demandent les Palestiniens, c'est l'arrête de toute livraison d'armes à l'agresseur. Ce que demande la justice, c'est l'exercice de pression économique et politique conséquente sur le gouvernement d'Israël pour obtenir de vrais négociations de paix sur la base du droit international", ajoute Frédéric Deschamps.

Il termine son intervention en apportant sa solidarité "pleine et entière", aux maires cévenols en particulier, suite aux drapeaux palestiniens qu'ils ont hissé devant leur mairie. Il condamne également la manifestation organisée à Saint-Martin-de-Valgalgues et le choix du député de la cinquième circonscription du Gard Alexandre Allegret-Pilot, de retirer le drapeau palestinien à Cendras.

À Alès, un « pas en avant nécessaire »

Sourires et soulagement se lisaient sur les visages des communistes alésiens ce midi. Le drapeau palestinien a rapidement trôné devant la pancarte 'Le Prolé', aux côtés de celui tricolore et de la paix. Un "moment historique" qui vient récompenser un "combat mené avec détermination depuis des décennies" par la section gérée par Giovanni di Fransesco : "Le Prolé fait sien les causes de l'humanité, cette reconnaissance est un pas en avant nécessaire pour la mise en œuvre des droits nationaux du peuple palestinien. C'est une sacrée gifle pour Nétanyahou et son régime d'extrême-droite", attaque le secrétaire de section.

Prolé d'Ales - Reconnaissance Palestine
Le drapeau de la paix entouré de ses homologues tricolore et palestinien • CD

Avant une minute de silence, le candidat du PCF pour les municipales 2026 Paul Planque a lui choisi de lire un extrait du livre ‘Un historien à Gaza’ de Jean-Pierre Filiu : : "La mort frappe en plein jour comme au cœur de la nuit, elle est dorénavant partout chez elle. Cette mort insatiable a changé, monstrueuse et mutante". Car pour les communistes alésiens, cette décision d’Emmanuel Macron, faisant de la France l’un des 157 états à reconnaitre la Palestine, n’est qu’une étape dans leur lutte : "Il faut désormais briser le siège de Gaza par tous les moyens. Seules des sanctions internationales contre le gouvernement Nétanyahou et une intervention humanitaire concrète pourront mettre fin au génocide", propose Giovanni di Fransesco.

Prolé d'Ales - Reconnaissance Palestine
Sylvain André, Paul Planque et GIovanni di Fransesco, devant les drapeaux • CD

Les militants se sont aussi réunis face à "l'ignoble facho funeste et député de service Allegret-Pilot" qui a retiré le drapeau palestinien de la mairie de Cendras la veille, pourtant dressé "en toute légalité". Présent pour l’occasion après sa conférence de presse matinale, le maire cendrasien Sylvain André a appelé à "retenir et savourer ce moment historique", non sans dénoncer les "déferlements de la fachosphère" sur les réseaux sociaux.

Prolé d'Ales - Reconnaissance Palestine
Le Prolé d'Alès appelle à la libération des otages • CD

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