Même si ce n’est pas une bonne publicité d’abattre des arbres en pleine campagne municipale, la ville de Nîmes a été contrainte mi-décembre d’enlever cinq platanes sur le quai de la Fontaine atteints de la maladie du chancre coloré. Dès le début, il était prévu de replanter des arbres au même endroit. Après une première longue nuit de préparation, la nuit dernière, la société GRC Paysages a procédé à la plantation d’un févier d’Amérique, un chêne du Mexique, un chêne à feuilles de Châtaigner, un tilleul argenté et un sophora.
La route qui longe les quais doit obligatoirement être emprunté par les bus la journée pour éviter de chambouler tout le réseau de transport, ainsi ces travaux ont été effectués de nuit. Après le dernier bus à 22 heures et avant 5 heures pour rouvrir l’accès et laisser passer le premier. Une contrainte de temps et aussi technique au bord d’une construction bimillénaire. Le but était de replanter des arbres de bonne qualité qui ont déjà une certaine maturité. Des sujets, issus d’une pépinière française, âgés de 15 à 25 ans, d’une circonférence de 30 à 35 centimètres et d’une hauteur de 6 à 8 mètres.
11 platanes à abattre après les élections
C’est de devoir planter des arbres aussi grands qui a rendu l’opération particulière pour la société GRC Paysages, spécialiste dans l’aménagement d’espaces verts, qui a déployé les grands moyens : une pelle de 15 tonnes, un camion poids-lourd ou encore une mini-pelle. Quatre agents étaient sur place épaulés par un responsable technique de la municipalité. Au total, l’abattage, l’achat des arbres et la plantation ont coûté près de 42 000 euros TTC.
Il faudra en débourser plus du double pour le prochain maire puisque l’État oblige la Ville à abattre également 11 autres platanes, pourtant sains, mais situés dans un rayon de 35 mètres d’un sujet malade. Il s’agit d’une mesure préventive pour éviter la contamination de nouveaux arbres. La municipalité avait obtenu la possibilité que cette deuxième tranche puisse s’effectuer après les élections municipales.