Les Marcheurs gardois ont échangé avec Ismaël Emelien et David Amiel, auteurs du livre Le Progrès ne tombe pas du ciel (*).
Ils sont en quelque sorte les « têtes pensantes » du Macronisme. Ce mardi soir, les Marcheurs nîmois ont rencontré Ismaël Emelien et David Amiel. Les deux ex-conseillers d'Emmanuel Macron qui ont vécu et participé à la victoire de la présidentielle 2017. Au cœur de leur ouvrage, le « progrès » qui - vous l’aurez compris - ne tombe pas du ciel.
« On ne peut pas transformer le pays uniquement par des lois ou des décrets. On a besoin d’avoir des relais, des gens qui agissent sur le terrain, dans toutes les organisations… C’est ce qui nous a le plus manqué ces deux premières années », expose Ismaël Emelien. Une façon d’accompagner le changement, comme le proposait la Grande marche européenne, en 2018.
Le danger d’un parti unique
« On doit commencer par le bas, en donnant plus de pouvoir aux adhérents des partis politiques ou à ceux qui négocient des accords dans les entreprises », poursuit le trentenaire. D’ailleurs en 2017, le passage du "vieux" au "nouveau monde" aurait été impulsé par la base. Une manière de répondre à ceux qui s’inquiètent de la tentative de La République en marche (LREM), d'assécher la Gauche et la Droite, devenant le seul rempart au Rassemblement national.
Le référent gardois de LREM et ancien socialiste, Jérôme Talon, interroge : « N’est-ce pas risqué d’avoir deux camps ? Puisqu’en cas de défaite, le seul recours serait le Rassemblement national… » David Amiel répondra que « le nationalisme existait bien avant Emmanuel Macron. Ce clivage, on ne le décrète pas. C’est d’ailleurs mal connaître les gens. »
Nouvel échiquier politique
Et d’argumenter : « Les divergences entre la Gauche et la Droite, petit à petit, ont été gommées. Avant la Gauche était contre l’économie de marché et la Droite pour le libéralisme. Or aujourd’hui, l’économie de marché est dans toute la société. » Alors, sur quel échiquier politique nos responsables sont-ils en train de jouer ?
« Les clivages se feront sur les propositions », répond David Amiel. Plus de pragmatisme et moins d’idéologie ? « Les Français ont le sentiment d’être empêchés. On veut s’attaquer à toutes ces barrières pour les lever une par une », martèlent ces hommes de l’ombre qui depuis sont passés à la lumière.
CM
coralie.mollaret@objectifgard.com