Nicolas Koukas a été le premier des candidats arlésiens à déposer les noms de sa liste L'Union pour Arles. C'était hier, mercredi. Le candidat n'a pas manqué d'immortaliser l'instant dans une vidéo tournée devant la sous-préfecture et postée, dans la foulée, sur ses réseaux sociaux. C’est dans les commentaires de cette publication qu’une déclaration a particulièrement retenu l’attention : "Que ceux qui avaient déchiré leur carte ou menacé de le faire se rassurent : je ne fais pas partie de cette liste", a écrit Serge Meysonnier.
Pourtant, le médecin de Mas-Thibert, ancien adjoint de Patrick de Carolis - qui lui avait retiré ses délégations en 2022 - s’était rapproché de Nicolas Koukas. Les deux hommes avaient partagé les bancs de l’opposition municipale pendant plus de trois ans, et la présence de Serge Meysonnier sur la liste L’Union pour Arles semblait acquise depuis plusieurs mois. Finalement, son nom n’y figure pas.
"Avec cette liste, il était question d'ouverture mais j'ai le sentiment que les partis politiques prennent le pas sur les individus", regrette Serge Meysonnier. "Ma présence gênait certains. Moi, je n'ai jamais été encarté. Le programme de Nicolas Koukas m'intéressait. J'y suis allé parce que j'avais surtout envie de donner un coup de main pour mon village." Le noeud du problème : la position de Serge Meyssonnier sur la liste. Le médecin ne s'en cache pas, il souhaitait être "à une place visible", parmi les sept premiers. Non pas "pour la gamelle", comme il le dit - "je ne fais pas partie de ces gens" - mais "pour porter une responsabilité", "pour m'occuper de Mas-Thibert qui a été complètement laissé à l'abandon durant ces six dernières années", lâche-t-il.
Car s'il évoque "un rendez-vous manqué" ou "un malentendu" avec Nicolas Koukas, Serge Meyssonnier est moins tendre à l'égard de Patrick de Carolis qu'il a soutenu de 2020 à son éviction en 2022. "C'est à Mas-Thibert que Patrick de Carolis avait fait son meilleur score en 2020, pourtant on a été abandonnés. Quand j'ai eu le malheur de dire ce que je pensais, j'ai été évincé parce que Patrick de Carolis l'a pris comme une agression. Mais je ne regrette pas qu'il m'ait viré", ajoute celui qui était déjà élu sous Jean-Pierre Camoin. Et qui s'apprête donc, à 71 ans, à quitter la scène politique arlésienne, tout en avertissant : "Je ne ferai campagne pour personne."