Comme tous les premiers mardis du mois, l'UPE 30 a reçu une personnalité locale autour d'un apéritif qui réunit les chefs d'entreprise de la région. Hier soir, c'était le dresseur de chevaux de picadors, Philippe Heyral, qui a évoqué l'histoire de sa famille connue depuis près d'un siècle dans le milieu taurin. Celle-ci fournit la cavalerie pour la plupart des arènes de France. Au micro, dans les salons du Royal Hôtel, Philippe Heyral raconte l'histoire de son grand-père, l'homme par qui tout est arrivé :"Il a été sauvé par un cheval pendant la première guerre mondiale. Blessé, ayant reçu un éclat d'obus à l'épaule, il est emmené dans un hôpital où il fait la connaissance d'officiers. Impressionnés par sa connaissance des chevaux, les officiers vont lui dire de ne pas retourner au front pour s'occuper de leurs chevaux".
Au lendemain de la guerre, l'homme poursuit sa passion :"En mai 1920, il a fourni les chevaux des picadors pour la première corrida au profit des mutilés de guerre. Onze chevaux sont morts ! Il en est sorti malade. Face au carnage, il a réfléchi à une protection. C'est ainsi qu'est né le caparaçon". Après le témoignage de Philippe Heyral, la trentaine de membres de l'UPE s'est retrouvée autour d'un verre avant de clôre cette soirée conviviale.