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Publié il y a 4 ans - Mise à jour le 10.12.2017 - philippe-gavillet-de-peney - 2 min  - vu 999 fois

NÎMES Place de l'Horloge : chauds les marrons, chauds !

À 51 ans, le Gardois Michel Bonfillon est l'un des derniers grilleurs de châtaignes de la région...
Michel Bonfillon a pris la succession de son papa aux manettes de la petite locomotive foraine... Place de l'Horloge, sans crainte d'un mauvais coup, on peut prendre un marron en pleine poire et s'en régaler ! (Photo : Philippe Gavillet de Peney/Objectif Gard)

Construite et créée par son père, décédé en 2012, sa petite locomotive verte "Le Cévenol" à la décoration naïve fait sa légitime fierté et le bonheur gourmand des chalands de la place de l'Horloge...

Ça fleure bon la châtaigne et la bonne odeur de grillé ! Cela fait maintenant trente ans qu'elle stationne place de l'Horloge quand arrivent les fêtes de fin d'année. Artisan forain, dès que viennent les premiers frimas, Michel Bonfillon abandonne le manège-loterie qu'il exploite durant la période estivale dans le Luberon pour regagner Nîmes et la place de l'Horloge où il sait être attendu avec sa locomotive ! "Quand je m'installe, on me saute dessus et on me dit : on sent que l'hiver arrive !", rigole l'un des derniers grilleurs -c'est le nom de ce métier original- de la région. "On m'a dit qu'il y en aurait un autre du côté d'Arles ou de Beaucaire, mais je n'en suis pas sûr"..."

Forain de père en fils, Michel a pris la succession de son père décédé au commandes du Cévenol (Photo : Philippe Gavillet de Peney/Objctif Gard)

Pénurie de châtaignes !

Normalement présent jusqu'en avril, le sympathique forain a dû réviser ses projets cette année, la faute à une récolte très déficitaire et insuffisante. "Si tout va bien, je serai là jusqu'au 10 février. Je ne tiendrai pas plus longtemps car je n'ai plus de marchandise et il n'y a plus de châtaignes à vendre nulle part !", confesse-t-il à regret. Car les fruits que Michel utilise sont d'une variété spéciale "qui n'a pas de peau sur l’enveloppe." Et comme il en écoule en moyenne entre 20 à 30 kilos par semaine, les réserves sont quasiment épuisées. Et on ne saurait mieux conseiller aux amateurs de presser le pas : cette année, il n'y en aura pas pour tout le monde ! Qu'on se le dise...

Philippe GAVILLET de PENEY

philippe@obejctifgard.com   

Philippe Gavillet de Peney

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