Nîmes Université a montré à nouveau sa qualité aux yeux des établissements d'enseignement supérieurs de la région. Dans le cadre du concours "Ma thèse en 180 secondes" et plus particulièrement de l'étape régionale, les trois élèves en lice ont brillé de mille feux. Le principe est simple, presque brutal : trois minutes, pas une de plus, pour présenter des années de recherche doctorale, dans un principe de vulgarisation au grand public, avec seulement un support visuel unique à projeter sur grand écran.
Captiver en peu de temps sur un sujet complexe, telle est la principale difficulté. "Et vulgariser, ce n'est pas simplifier au rabais, ni trahir sa discipline ou sa science, c'est rendre partageable ce qui resterait entre spécialistes pointus. La recherche est faite pour être comprise par la société", exprime Patrick Rateau, vice-président du conseil des études et de la vie universitaire à l'université Paul Valéry.
Né en Australie sous le nom de Three Minute Thesis, le format a été adapté dans l’espace francophone au début des années 2010, notamment sous l’impulsion de France Universités et du CNRS. Depuis, l’événement s’est étendu à plusieurs pays francophones, du Canada à la Belgique, en passant par la Suisse et de nombreux pays africains.
"ll était important qu'un établissement comme le nôtre accueille cet événement, d'autant plus que nous portons l'un des collèges doctoraux qui l'organise", précise Benoît Roig, président de Nîmes Université. Vingt chercheurs brillants de l'académie de Montpellier ont défilé, touchant à chaque fois le milieu de la science mais surtout dans des présentations parfois théâtrales et même humoristiques. "On ne parlera jamais assez de science dans notre vie de tous les jours, qui nous permet de lutter contre le complotisme. Elle est là pour nous aider à penser", assure Laurent Barbieri, délégué régional du CNRS.
Le nouveau conseiller municipal délégué à l'enseignement supérieur Nicolas Cadène a assisté à la finale régionale, saluant tous les partenaires de l'opération : "Ce concours révèle à la fois la richesse et la diversité des recherches menées dans les écoles doctorales de la région, et la capacité de la science à sortir de ces murs pour aller à la rencontre du public. Il permet aux jeunes chercheurs de développer leurs compétences en communication et en vulgarisation, mais surtout de faire vivre leurs travaux dans l'espace public, là où la connaissance est plus que jamais nécessaire".
Classement final :
3e : Jeanne Naby, doctorante au I2S (Université de Montpellier), pour ses travaux sur la « Contribution à l’étude des pieux hélicoïdaux pour la fondation de structures temporaires en milieu maritime»
2e : Angèle Palermo, doctorante à Nîmes Université en STAPS au laboratoire APSY-v, pour ses travaux sur « Les apports du design social pour la promotion de l’activité physique chez les seniors. »
1e : Marie Arragon, doctorante de Nîmes Université en psychologie sociale et environnementale au sein du Laboratoire Apsy-v et de l’ UMR G-eau de l’INRAE pour son travail sur le sujet suivant « Vers une conciliation entre les recommandations institutionnelles et les adaptations individuelles face au risque inondation »
Prix du public : Angèle Palermo
Retrouvez l'interview de Marie Arragon et d'Angèle Palermo, respectivement 1er prix du jury et prix du public :