Après l'Américaine Katy Perry et avant la Néo-Zélandaise Lorde, le festival de Nîmes a ouvert une parenthèse humoristique. Ce dimanche, les 6 000 personnes installées dans les arènes ont beaucoup ri. Mais rien n'était gagné d'avance car dans les tribunes, les éventails s’agitaient comme autant de papillons dans une prairie cévenole. Il fallait bien cela pour trouver un peu de fraîcheur face à la chaleur rejetée par le goudron de l’amphithéâtre.
Toutefois, pendant un peu moins de deux heures, les spectateurs ont oublié qu'il faisait très chaud. C’est tout d’abord le Ch’ti Mahé qui avait la lourde tâche de lever le rideau. L’énergique humoriste valenciennois a réussi, avec des situations du quotidien, à optimiser chaque seconde du quart d’heure qui lui était attribué.
C’était un très bon lancement et vers 21h, Paul Mirabel est entré en scène. Baskets blanches, bermuda noir et tee-shirt des Dodgers de Los Angeles, le Montpellierain a tenu son rang avec le spectacle baptisé « Par amour » qu’il présente dans une tournée qui se terminera par Palavas-les-Flots (23 juillet) et Les Sables-d’Olonne (26 juillet).
Nîmes était l’antépénultième date dans laquelle il a beaucoup été question d’amour. Un sujet que Paul Mirabel a évoqué à travers sa notoriété, sa relation amoureuse, le féminisme, la paternité, l’enfant, le mariage, et la sexualité.
L’humoriste n’a pas hésité à évoquer ses complexes, sa timidité et encore son manque de courage. C’est cela aussi qui a plu, tout autant que les séquences dans lesquelles l’artiste a joué avec le public. La fin du spectacle a laissé plus de place à l’émotion quand l’Héraultais aborde le sujet de sa rupture à travers un échange avec une psychanalyste.
Si le spectacle « Par amour » évoque ses déboires sentimentaux, Paul Mirabel peut au moins se vanter d’avoir séduit le public du Festival de Nîmes.