Publié il y a 2 h - Mise à jour le 13.01.2026 - Erwan Robert - 3 min  - vu 74 fois

LAUDUN-L’ARDOISE La maison Albert-André en passe d'être réhabilitée

Maison Albert-André réhabilitée

Le maire Yves Cazorla et ses adjoints, Mélina Joli, Aimeric Navez et Michel Agnel, devant la maison d'Albert-André.

- Erwan Robert

« Un projet culturel à long termes ». C’est ainsi que Yves Cazorla a défini la « renaissance » de cette bâtisse gardoise datant de 1864. Un permis de construire a été accordé pour lui redonner une seconde vie. 

20 ans après le décès de Jacqueline Bret-André, la maison Albert-André s’apprête à être retapée. Située au 81 rue de Boulogne, à Laudun-l’Ardoise, cette propriété du XIXe siècle, ayant appartenu au peintre français Albert-André, a suscité l’intérêt de la municipalité actuelle. Le maire Yves Cazorla a expliqué les raisons de ce choix, de réhabiliter cette maison renommée : « C’est l’aboutissement d’une volonté politique. Le permis de construire a été accordé le 24 décembre 2025. Ce document marque le début d’un nouveau chapitre pour ce lieu emblématique, dont le destin était suspendu depuis trop longtemps ».

« On se doit de réhabiliter ce qui part en ruine »

L’élu municipal a appuyé son propos, en faisant un point sur l’état de la maison, dans son jus : « Depuis le décès de Jacqueline Bret-André en février 2006, cette demeure est restée close, sans chauffage ni entretien régulier. Pendant près de 20 ans, le temps a fait son œuvre, dégradant la structure et menaçant l’intégrité de ce patrimoine », regrette-t-il. Avant de porter haut et fort les intentions de son équipe : « Là où d’autres ont hésité, notre municipalité a fait le choix de prendre ce dossier à bras le corps dès 2023. Nous avons refusé de laisser ce legs s’enfoncer dans l’oubli. Notre détermination a été de rompre dans l’attentisme pour engager une démarche méthodique. (...) Ce projet est le fruit d’une stratégie juridique et financière complexe en un projet concret. On se doit de réhabiliter ce qui part en ruine », complète-t-il. « On ne va rien modifier de la maison », ajoute Aimeric Navez, adjoint délégué notamment à la culture.

Maison Albert-André réhabilitée
Visite guidée de la future maison réhabilitée.  • Erwan Robert

« Une renaissance architecturale » avec des ateliers de peinture

Un comité de pilotage a été mis en place, associant : l’Agglomération du Gard Rhodanien, l’Association des Amis du peintre Albert-André, la Conservation des musées du Gard et l’exécuteur testamentaire, Alain Girard. Une « métamorphose » de la Maison Albert-André sera effectuée, en plusieurs étapes, dont la « restitution de la silhouette originale ».

Concrètement : la lucarne, située sur la versant sud de la toiture, sera supprimée. Les façades et les toitures seront restaurées également, avec un « bouchage des fissures, le nettoyage des enduits à la chaux et l’application d’une peinture minérale », précise le maire. Le sous-sol, soit le rez-de-jardin, sera ouvert : « Après un décaissement des sols et la création d’une dalle respirante en béton de chaux sur hérisson, cet espace accueillera des ateliers de peinture et des salles de cours. »

Ce lieu culturel remis aux goûts du jour se veut inclusif : « L’accès aux personnes à mobilité réduite se fera par des rampes extérieures à pente douce (6 %), permettant un accès fluide au rez-de-chaussée et au sous-sol via une nouvelle porte créée sur la façade Est et une autre sur la façade Ouest. » Par ailleurs, le garage « dégragé », « sera déposé et reconstruit selon son état d’origine ».

Maison Albert-André réhabilitée
L'étage de la Maison Albert-André.  • Erwan Robert

Une révision du legs prévue fin mars

La municipalité ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs. Celle-ci fera preuve de patience, avant d’obtenir le feu vert de la justice : « Bien que le permis soit accordé, nous respectons le délai de recours des tiers de trois mois, ce qui nous amène à la fin du mois de mars 2026. », temporise l’élu municipal de Laudun-l’Ardoise. L’audience du tribunal judiciaire de Nîmes aura lieu le 26 mars 2026. Un effort financier a été consenti pour rendre ce projet réalisable : « Nous avons dû assumer la reconstitution des liquidités du legs (initialement de l’ordre de 552 000 euros », qui avaient été intégrées au budget de fonctionnement en 2014. »

Le coût global de la réhabilitation est estimé à environ 800 000 euros. Yves Cazorla a exprimé la volonté d’ « utiliser les outils de la réalité augmentée », pour permettre aux visiteurs de mieux se projeter dans la vie d’Albert-André. Pour rappel, cet artiste intemporel, est mort le 11 mars 1954 à Laudun-l’Ardoise.

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