Culture
Publié il y a 10 mois - Mise à jour le 30.01.2022 - thierry-allard - 2 min  - vu 715 fois

VÉNÉJAN Le long-métrage « Roads of fear » en tournage

Emmanuel Saez derrière la caméra ce samedi à Vénéjan (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

La chapelle de Vénéjan accueillait ce week-end l’équipe du film « Roads of fear », long-métrage écrit et réalisé par Emmanuel Saez. 

Il s’agissait de tourner une séquence du début du film, « un drame sur fond de film de gangsters », comme le présente le réalisateur originaire de Saint-Mitre-les-Remparts, dans les Bouches-du-Rhône. Ainsi, la chapelle accueille une scène de baptême, « c’est un code incontournable des films de gangsters, le film débute par le baptême d’une des nièces du parrain, où toute la famille se retrouve ainsi qu’un flic ripou », précise Emmanuel Saez. Pour les deux scènes, l’équipe a fait appel à des figurants recrutés pour l’occasion. 

Pour ce nouveau film, le réalisateur raconte l’histoire d’Elon, « le fils bipolaire d’un mafieux local », note Emmanuel Saez. Il est question d’un apprentissage mafieux, d’une histoire d’amour entre le personnage et sa demi-soeur sur fond d’une guerre de territoire entre la famille et un gang d’Albanais. Le réalisateur n’a pas peur de ce qu’il qualifie de « sujets de société très particuliers », comme l’inceste ou la maladie mentale. Le titre du film, en anglais car « sur les sites de streaming ça fonctionne mieux », fait référence à la peur, notion centrale du film. 

Emmanuel Saez s’est inspiré d’une maladie génétique cérébrale réelle, Urbach-Wiethe, qui détruit des zones cérébrales, en l’espèce les amygdales, ce qui annihile le sentiment de peur. Le personnage d’Elon, qui n’en souffre pas, va aller jusqu’à se planter un clou dans la tête pour neutraliser cette zone cérébrale et ainsi annihiler sa peur. Le réalisateur ne dévoilera pas la suite de l’histoire, la réservant aux spectateurs d’un film dont le tournage s’achèvera le 26 février prochain. 

Une histoire portée par des personnages « tous tordus », rigole Emmanuel Saez, joués notamment par le local de l’étape, le Spiripontain Florent Hugon, comédien et producteur du film via l’entreprise Indé Prod montée par Emmanuel Saez et son équipe, qui joue un mafieux muet. On retrouve également au casting Vanessa Aiffe-Ceccaldi, qui a tourné avec Alexandra Lamy. 

Le projet a reçu un agrément d’investissement par le Centre national du cinéma et compte parmi ses partenaires la Région Sud PACA ou encore la Communauté d’agglomération du Pays de Martigues. Un contrat a été conclu avec le distributeur Fizz-e-Motion, qui a déjà pré-vendu le film en Corée. « Roads of fear », qui sera achevé en mai prochain, sera aussi présenté au marché du film à Cannes au printemps. Indé Prod se chargera de la distribution en France, et espère une sortie en salles et en VOD à l’été. 

Et si l’équipe a choisi de tourner à Vénéjan, après avoir déjà posé ses caméras du côté d’Alès il y a quelques jours, c’est pour « le lieu atypique », note le réalisateur d’un film tourné entre Cannes, le Var, la région de Martigues et donc le Gard. Quelques plans devaient être tournés à Pont-Saint-Esprit ce samedi soir, avant de nouveau d’investir la chapelle de Vénéjan ce dimanche. 

Le teaser officiel de "Roads of fear" est ici.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com 

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