Publié il y a 1 h - Mise à jour le 26.02.2026 - Rose Macauley - 2 min  - vu 157 fois

JUSTICE Violent avec sa sœur, le prévenu raconte : « J’ai pris son téléphone et j’ai fait des confettis avec »

Photo d'illustration.

- Norman Jardin

Empreint d’une belle dose de paranoïa, ce prévenu semble avoir maille à partir avec sa sœur… Il comparaît ce mercredi devant le tribunal correctionnel de Nîmes.

Le prévenu du jour comparait devant le tribunal correctionnel de Nîmes à l’occasion d’une audience de comparution immédiate. La raison ? Un conflit ouvert avec les membres de sa famille, notamment l’une de ses sœurs. Il se serait rendu responsable de violences et de menaces envers sa cadette, lundi 23 février dernier. Alors qu’ils auraient eu une altercation verbale, selon sa sœur, le prévenu l’aurait saisi par les cheveux, lui disant de se terre. Sa sœur aurait ensuite dégainé son téléphone pour le filmer dans son épisode colérique. Une action qui n’aurait fait que jeter de l’huile sur le feu. Le prévenu s’est est alors saisi et l’a gravement abîmé. Dans son hystérie, il aurait lancé « vous voulez rentrer dans ma tête ».

« Ça me dépasse, c’est trop », dit le prévenu depuis le box, indigné par la version de sa sœur. « Y a que du mensonge », ajoute-t-il. Pourtant, interrogé par le tribunal sur les dégâts causés au téléphone portable de la victime, le prévenu reconnaît les faits et en donne une description détaillée : « J’ai pris son téléphone et j’ai fait des confettis avec », expliquant que sa sœur l’avait « poussé à bout ». L’homme, très nerveux dans le box, a déjà subi une période d’internement forcé, son état psychologique n’étant pas compatible avec une vie quotidienne normale. Vis-à-vis de sa famille, il maintient pourtant : « Je vis avec eux depuis 44 ans, il ne s’est jamais rien passé ». Une allégation vite contredite par Édouard Le Jan, président à l’audience, relatant un épisode de violences ayant conduit à ce que le prévenu du jour brise un miroir, sous les yeux de ses proches.

« Tout est de la faute de sa sœur »

Disposant de douze mentions sur son casier judiciaire, notamment pour des violences avec arme, le prévenu est également en situation irrégulière sur le territoire français, son titre de séjour étant périmé. « C’est ma sœur qui s’occupe de ça », explique le quarantenaire d’origine marocaine. « Pour m’embêter, elle a fait fermer mon compte bancaire », se plaint-il. « C’est pas lui, tout est de la faute de sa sœur », lance la procureure de la République, avant de requérir 12 mois d’emprisonnement à son encontre, dont 6 avec sursis probatoire et un mandat de dépôt pour la partie ferme. « Je ne savais pas que la maison d’arrêt était un hôtel. Pourtant, c’est ce qu’on vient de vous requérir », lance Maître Ludivine Gloriès, avocate de la défense.

À l’issue des délibérations, le tribunal a déclaré le prévenu comme étant coupable des faits reprochés. Toutefois, les réquisitions du ministère public n’ont pas été suivies. Le quarantenaire a été condamné à 12 mois de sursis probatoire avec l’obligation de travailler et de se soigner et l’interdiction de rentrer en contact avec les membres de sa famille, notamment sa sœur. Une peine qui lui laisse le temps de réfléchir à son comportement colérique.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Rose Macauley

Justice

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio