Il s'agit, comme pour les promotions précédentes, d’entreprises « qui ont déjà une certaine maturité et qui proposent des solutions contribuant à décarboner les activités humaines ou industrielles », indique la déléguée générale de la CleanTech Vallée Isabelle Gianiel.
L’idée de l’accélérateur est d’accompagner ces entreprises « avec un double programme : de la formation, nous venons cibler les besoins techniques des start-ups, dans les ressources humaines, le financement avec les levées de fonds, le marketing ; et en parallèle, un programme d’open innovation pour faire de la mise en relation avec les collectivités et les entreprises adhérentes à la CleanTech Vallée pour a minima générer des essais pilotes, et aller jusqu’à des mises en situation des solutions en configuration réelle », explique Isabelle Gianiel.
Et ça marche : lors de la précédente saison du Booster, deux entreprises ont levé 6,4 millions d’euros de fonds, et une troisième attend 5 millions d’euros en 2026, 5 entreprises ont réalisé 7 millions d’euros de chiffre d’affaires et quatre entreprises ont embauché 11 personnes en 2025.
Cinq start-ups composent cette 7e saison : Biomimetic, basée à Boulbon (Bouches-du-Rhône), qui valorise des déchets agricoles à l’aide d’un procédé faisant appel à la mouche soldat noire, dans une démarche d’économie circulaire ; Akelion, basée à Montpellier (Hérault), qui a développé une membrane immergée pour une filtration de l’eau dynamique en consommant moins d’énergie ; MecaBotiX, basée à Toulouse (Haute-Garonne), qui développe des robots modulaires et coopératifs inspirés des fourmis permettant d’optimiser les espaces de stockage et limiter leur surface ; Ecologik Solutions, basée à Saint-Gervais près de Bagnols, qui développe une solution de gestion technique prédictive, avec de l’IA, pour chauffer ou ventiler les bâtiments ; et MSI automation, basée à Laudun-l’Ardoise, qui conçoit des solutions sur mesure combinant automatisme, robotique et intelligence artificielle pour améliorer la performance et moderniser durablement les outils de production.
Un lancement dans un contexte de « baisse des financements publics et de désengagement de certains fondateurs » en 2025, rappelle la vice-présidente de la CleanTech Vallée Sylvaine Cazal. Toutefois, « le CleanTech Booster a continué de jouer un rôle central », rajoute-t-elle, alors que 2025 a vu une réflexion interne qui a « permis de personnaliser l'accompagnement des boostés et répondre au mieux à leur situation. »
Et plus largement, « la Cleantech Vallée n'est pas seulement une structure de plus dans le paysage, affirme Sylvaine Cazal. C'est un laboratoire à ciel ouvert de la transition écologique et industrielle, où se croisent enjeux nucléaires, énergies renouvelables, économie circulaire et l'orientation des jeunes vers les métiers d’avenir. »