Publié il y a 1 h - Mise à jour le 26.02.2026 - CM - 2 min  - vu 59 fois

EXPRESSO Le Mercosur va-t-il nuire aux Gardois ?

Ce mercredi lors de l'inauguration du stand Gard au Salon international de l'agriculture

Ce mercredi lors de l'inauguration du stand Gard au Salon international de l'agriculture 

- Coralie Mollaret

Si les éleveurs gardois se sont montrés solidaires envers la filière bovine, ils ne devraient pas être impactés par le traité de libre-échange. Du moins, à première vue…

C’est un évènement incontournable pour la profession : le Salon international de l’agriculture qui, l’an dernier, a attiré plus de 600 000 visiteurs. Jusqu’au 1ᵉʳ mars, les terroirs de France s’exposent porte de Versailles, à Paris. Parmi eux : 10 éleveurs gardois, triés sur le volet par le Conseil départemental. La collectivité qui, depuis sept ans, finance le stand : environ 80 000 € cette année. L’illustration concrète d’une volonté politique pour l’agriculture, deuxième moteur de l’économie gardoise. Mais entre un pelardon de Nancy Courtiol et un Riesling des Arnasseaux de Guilheù Peladan, bon nombre de producteurs ont évoqué l’absence, au salon, de l’historique filière bovine.

Un côté « positif »

Une absence, finalement assourdissante. Parmi les raisons de ce boycott, l'épidémie de dermatose nodulaire, mais aussi un ras-le-bol général de la profession. Le traité du Mercosur, un accord de libre-échange expose la filière à la concurrence de viande produite en Amérique latine (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay). Dans le Gard, la présidente de la Chambre d’agriculture, Magali Saumade, se dit solidaire de ses camarades. Toutefois, elle défend : « Le Gard a été visionnaire. Notre modèle économique favorise les circuits courts (comme le Mas des agriculteurs, le réseau Bienvenue à la Ferme ou les partenariats avec les candidats des établissements publics) . Aujourd’hui, je ne pense pas que les éleveurs soient impactés par le Mercosur. » Et d’ajouter : « Les viticulteurs gardois trouveront des débouchés pour commercialiser leurs vins. C’est le côté positif. »

La viticulture du Gard doit toutefois relever des défis : « La stratégie de la commercialisation internationale ainsi que l’adaptation des viticulteurs au goût des consommateurs », souligne la présidente de la région Occitanie Carole Delga. Cette dernière travaille depuis neuf mois sur le plan pour la préservation de la souveraineté alimentaire de la France baptisé : « Produire pour nourrir sainement ». Parmi ses constats : « Le renforcement de la production mais aussi de la transformation des produits, comme c’est le cas avec la baguette Belle Gardoise : la production et la transformation de blé tendre produisent la valeur ajoutée et des emplois non délocalisables. »

Si réussite d’une filière a plutôt tendance à tirer l’ensemble de l'économie vers le haut, l'inverse pourrait aussi être vrai. Les difficultés de certains secteurs, en revanche, ne mettent pas à l’abri les acteurs non concernés. Sachant qu’au-delà de la viticulture, le Gard exporte bien d'autres produits, des fruits et légumes, consommés aux quatre coins de la France.

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