Sur ce site, Claude Blancher, qui a vendu en 2017 l’entreprise fondée par son père et son oncle en 1948, a choisi de bâtir un projet commercial. « J’avais le choix : réutiliser ce site, le louer ou valoriser ce terrain », pose le Bagnolais de 68 ans. Qui va sonder le potentiel commercial de son terrain, puis lancer les grandes manœuvres avec la mairie, les services de l’État et du Département pour un projet de 3 600 mètres carrés.
« Avec trois enseignes, un Grand Frais de 2 000 mètres carrés et un Action, qui seront nos deux locomotives, et un Maxi Zoo, détaille Claude Blancher, qui restera propriétaire du terrain et des murs. Nous avons pris un cabinet d’architecture spécialisé, et nous avons décidé de faire un grand parking, plus grand que ce qu’on doit le faire, de 190 places. » Reste la maison accolée au terrain, dans laquelle Claude Blancher a habité par le passé, dans laquelle il y aura « un autre projet, plus des prestations que du commerce », avance-t-il, sans toutefois en dire plus à ce stade.
Trois enseignes actuellement absentes de Bagnols, installées stratégiquement au nord de la ville « pour toucher Pont-Saint-Esprit, Vénéjan, la vallée de la Cèze », avance Claude Blancher. L’ouverture des trois commerces est prévue « d’ici novembre, il faut y aller dare-dare », précise-t-il.
Le porteur de projet a pu compter sur le soutien de la mairie, qui a signé avec lui un Projet urbain partenarial (PUP) en 2024 pour aménager les abords du futur pôle commercial. « On va y faire de la circulation douce du rond-point des Côtes du Rhône à la rue Font-des-Chiens, un tourne-à-gauche, des trottoirs, de l’éclairage public, de la défense incendie », précise le maire Jean-Yves Chapelet. « Et nous allons partager avec Claude Blancher la facture de 375 000 euros », précise l’adjoint aux Travaux Philippe Berthomieu.
Si la mairie s’est mouillée pour ce projet, c’est pour limiter « la fuite commerciale à l’extérieur, affirme le maire. Il faut arrêter de dire que ça va concurrencer le centre-ville, il n’y a pas un commerce ici qu’on retrouve dans le centre. » Le maire y voit aussi un élément dans le développement de la partie nord de la ville : « Nos réserves foncières sont ici, affirme Jean-Yves Chapelet. Ce qui nous oblige à permettre d’y accéder facilement », allusion à la controversée passerelle sur la Cèze actuellement en chantier et dénoncée par ses concurrents aux municipales. Dans la même optique, le maire sortant dit travailler sur un projet de pont sur la Cèze à partir du rond-point de Saint-Gervais.