Publié il y a 1 an - Mise à jour le 31.03.2023 - CC - 2 min  - vu 590 fois

NÎMES À l'école La Placette, la fermeture d'une classe inquiète

fermeture classe la placette

Les messages affichés cette semaine sur les grilles de l'école

- Photo DR

Cette semaine, les enseignants et parents d'élève de l'école élémentaire La Placette à Nîmes se sont mobilisés pour empêcher la fermeture d'une classe prévue dans la carte scolaire 2023. 

Présent en début de semaine sur le plateau du Club Objectif Gard, le Dasen (Directeur académique des services de l'éducation nationale) du Gard, Philippe Maheu, précisait que des derniers ajustements avaient lieu concernant la carte scolaire 2023. Les parents d'élève et les enseignants de l'école élémentaire La Placette, située à Nîmes, espèrent que leur établissement fasse partie du lot. Car il est prévu qu'une classe ferme lors de la prochaine rentrée et les principaux concernés se mobilisent pour éviter cela. 

Après la fermeture déjà d'une classe au primaire en 2022, parents et enseignants ont exprimé sur des pancartes affichées aux grilles de l'école, qu'ils ne voulaient pas d'une deuxième fermeture au primaire. La maternelle compte aussi une classe en moins depuis 2021. Sur 190 élèves, les enseignants considèrent que 110 se trouvent en difficulté et regrettent de ne pas bénéficier des mêmes moyens humains et financiers que les établissements classés en Rep (Réseau d'éducation prioritaire). 

"Ce sera très difficile de s'occuper des élèves en difficulté"

"Capouchiné, l'un de nos deux collèges de secteur est classé REP mais pas notre école", s'interroge l'une des enseignantes qui milite pour éviter la fermeture. "Ce serait toute une organisation pédagogique à repenser à nouveau et des effectifs plus importants par classe passant de 18 à 24 élèves. On risque même d’être obligés de ne faire que des doubles niveaux et ce sera très difficile de s’occuper des élèves en difficulté si nous sommes plus nombreux", poursuit-elle. Des instituteurs qui mettent aussi en avant les effets néfastes du Covid toujours présents trois ans après comme le décrochage scolaire. 

"C'est une école où la mixité existe encore, les parents jouent le jeu de par l’histoire du quartier mais plus pour longtemps si on continue à fermer des classes et c’est pourtant la mixité et la bienveillance que prône notre ministre. Les familles et le quartier se sentent abandonnés", conclut notre interlocutrice. La mobilisation continue puisqu'une pétition (voir ICI) en ligne a été lancée et que les parents sont invités à participer à une réunion d'information ce mardi 4 avril à l'école à partir de 18 heures. 

CC

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