Publié il y a 25 jours - Mise à jour le 18.06.2024 - Lïana Delgado - 2 min  - vu 2298 fois

JUSTICE La guerre pour prendre un point de deal au quartier du Mas de Mingue

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Des coups de feux avaient été tirés au Mas de Mingue en novembre 2020. Suite à cette affaire, deux hommes ont été jugés ce mardi 18 juin au tribunal de Nîmes. 

Dans la matinée du dimanche 1er novembre 2020, deux individus les visages dissimulés par des cagoules se rendent dans le quartier du Mas de Mingue. Ils avertissent les commerçants : “Nous allons prendre le contrôle du point de deal du Grillon”. Ils repartent. À 13h30, ils reviennent et tirent dans les jambes d’un jeune homme. Lors de son audition, la victime n’a pas souhaité porté plainte, ni s’exprimer. Les enquêteurs comprennent vite que c’est une affaire de lutte d’influence d’un point de deal entre le Chemin Bas d’Avignon et le Mas de Mingue

À 13h31, un véhicule Audi RS3 vert est aperçu sur les lieux des tirs. Il roule à toute allure, grille un feu rouge et prend la direction du périphérique. À 14h08, il est retrouvé par la police à la station service Esso dans le quartier de Pissevin. Le conducteur est un homme de 23 ans au moment des faits. Dans un premier temps, il donne l’identité de son frère car son permis est suspendu. Amené au poste, il va livrer sa véritable identité.

Ce mardi 18 juin, devant le tribunal de Nîmes, l’homme soutient qu’il n’a rien avoir dans cette histoire. “J’étais au mauvais endroit au mauvais moment. Je suis arrivé sur la place, j’ai vu la foule courir de partout. Je conduisais sans permis donc j’ai fui car j’avais peur de croiser la police”, explique-t-il à la barre, voix tremblante. Dans les multiples témoignages, aucune description ne correspond à sa corpulence. Seulement, un témoin anonyme le reconnaît formellement.

Les enquêteurs vérifient la téléphonie du prévenu. Elle correspond à ses dires. Aucun résidu de tirs n'est retrouvé sur lui. La voiture est fouillée sans apporter d'éléments nouveaux à l'enquête. Sur le lieu des tirs, deux douilles de neuf millimètres sont retrouvées. Elles appartiennent à un pistolet automatique connu de la justice pour deux autres affaires. De l'ADN va être isolé sur l’arme. Un deuxième prévenu de 34 ans est impliqué dans ce dossier. Il est incarcéré depuis fin 2020 pour deux autres condamnations. Sa famille habite à côté du lieu de tirs.

“Je ne comprends pas pourquoi je suis ici. Oui j’ai eu cette arme entre les mains mais pas pour cette histoire. J’ai déjà pris deux fois cinq ans pour les autres affaires. Je sors en 2030 et on me rajoute une condamnation”, explique le prévenu incarcéré. Il affirme ne pas connaître l’autre prévenu et le défend devant le tribunal. “Cette personne n’a rien avoir dans cette affaire, je vous le jure. Je le sais, je connais très bien cette histoire. C’est entre le Chemin Bas et le Mas de Mingue mais lui c’est pas un mec de chez nous”, affirme-t-il.

Le tribunal de Nîmes condamne l'homme de 34 ans à un an de prison pour détention non autorisé d’arme et relaxe le jeune prévenu qui niait les faits pour des violences aggravées et association de malfaiteurs. Le tireur lui n'a jamais été retrouvé.

Lïana Delgado

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