Ils sont de Nîmes, de Montpellier, de Nice, de Clermont-Ferrand ou même de Paris, mais ils viennent poser leurs valises et apporter leurs connaissances à Alès. Dix-huit internes en médecine sont arrivés à l'hôpital d'Alès pour six mois, un renfort essentiel pour faire "tourner les hôpitaux" et faire face aux "problématiques de maillage territorial dans la profession et de démographie médicale", soulevées par Serge Sirvain, chef du service gériatrie.
Alain Aurèche, adjoint à la Santé, prévient d'emblée que "les patients ne feront jamais de cadeaux", alors pour aider au bien-être des soignants, la fonction publique sort le grand jeu : "La santé est la priorité numéro une à Alès, souligne Christophe Rivenq. Le travail commun entre l'hôpital et la ville, ici, malgré les difficultés financières, est assez rare. C'est une chance pour les deux structures qui nous permettent de continuer de nous développer."
"On peut être le meilleur hôpital du monde, ça peut ne pas suffire"
Christian Cataldo, directeur du CHAC, un "hôpital en pleine expansion", rappelle ainsi que 80 médecins ont été recrutés en 18 mois et une centaine de lits rouverts entre Alès et Ponteils. Ceci, alors qu'il est prévu de refaire les urgences, monter une maison médicale de garde et rénover l'Institut de formation en soins infirmiers. Une attention du quotidien afin de préserver le territoire, qui n'est, pour l'heure, "pas un désert médical", "mais il est possible qu'on le devienne si on ne fait rien", prévient le maire et directeur du comité de surveillance.
La mairie et la direction ont aussi aligné les arguments au-delà des murs de l'hôpital, en insistant sur le bien-vivre au quotidien : "On peut être le meilleur hôpital du monde, ça peut ne pas suffire, il faut aussi un bon territoire. D'autant plus que c'est un sacerdoce qui ne doit pas prendre tout votre temps."