Évènement incontournable de la vie alésienne et de fête pour la plupart des présents, la feria est davantage, chaque année, un moment de responsabilités pour Miss Alès et ses dauphines. Trois mois après son couronnement au Parc des Expositions, ce sera à Laetitia Bruno, accompagnée de ses dauphines Maëva Benoit et Lana Cotto, de représenter l’élégance cévenole lors de la traditionnelle pégoulade, des messes provençale et sévillane et autres courses camarguaises.
Mais au-delà de ces obligations de miss, la feria est aussi une aventure personnelle pour Laetitia Bruno : "J’ai toujours hâte de la faire, je sais que j’y retrouverai mes potes, surtout cette année", anticipe l’étudiante en première année de droit à Montpellier.
La semaine de l’Ascension a d’ailleurs tracé les premières lignes de sa vie de Miss : "Quand je suis arrivée à Alès en 2017, j’avais suivi la pégoulade et j’ai vite été fascinée par les Miss, je prenais des photos avec elles, mon père me suivait", se souvient celle qui a vécu quatre ans en Argentine. Née dans une double culture, française par son père, salvadorienne par sa mère, la jeune femme de 18 ans est forcément imprégnée des cultures européennes et latines.
Ainsi, elle a "simplement envie de (s)e poser, d'arriver, de profiter de tout et ne pas trop stresser", tout en admirant les traditions, "autant camarguaises qu’espagnoles" toute la semaine, un "évènement annuel, festif, qui regroupe toutes les générations". Après cette première, et unique, expérience en tête de cortège, la diplomate en devenir devrait vivre sa première feria à Nîmes la semaine suivante.