Objectif Gard : Les élections municipales ont été une formalité pour vous, étant seul candidat. Comment avez-vous démarré les premières journées de ce troisième mandat consécutif ?
Thierry Bazalgette : Au premier conseil, on a réglé l'administratif et au second, le 14 avril, on votera le budget et les commissions. Les 22 conseillers qui m'accompagnent se sont déjà tous plus ou moins positionnés pour celles-ci. Ce n’est pas dit qu'on fasse tout ce qu'on a prévu, mais on a déjà chiffré tous les projets. Il va désormais falloir les localiser, ça va nous prendre une petite année.
Justement, quels sont ces projets ?
Ma priorité des priorités, c'est le logement. On doit pouvoir accueillir des anciens, des jeunes, des PMR… Pour ça, on va faire un projet en plusieurs tranches et sans bailleur social. Premièrement, on veut pouvoir choisir qui on loge, mais aussi ça nous permettra d’avoir un retour sur investissement avec des loyers, au-delà de la simple croissance démographique. C’est une vision long terme.
Un fort accent devrait aussi être mis sur le sport à Bagard...
Notre pôle centre municipal est saturé, il n’est pas fait pour y pratiquer du sport, ce pourquoi on voudrait un gymnase. On est tous d’accord pour le bâtir, il faut dorénavant le chiffrer et déterminer sa taille, une commission des sports a été créée en ce sens. Nous avons aussi déjà budgété la rénovation des cours de tennis, l'éclairage du stade de football en LED, tout comme la mise en accessibilité complète du cimetière. On espère aussi monter une cuisine pour les cantines scolaires et mettre en place un système d'alerte d'urgence pour les deux écoles en 2027.
On ne mettra quand même pas 2 millions d’euros dans un stade, les citoyens préfèrent des services de proximité simples, comme le pôle médical, qui nous coûte zéro mais est plein de 9h à 18h tous les jours. Pour moi, c’est davantage ça le rôle du maire, on va d'ailleurs reprendre les réunions de quartier. Je ne connais plus les dossiers du pôle médical et de la caserne que les subventions qu’on attribue. Je préfère aider les gens, faciliter et mettre en relation plutôt qu’être à fond dans les chiffres. Je bricole, je chasse, je vais au parc, au foot, avec le troisième âge, j’aime toujours ça. Il y aura déjà notre week-end taurin les 18 et 19 avril prochains.
Vous avez évoqué le projet du centre d'incendie et de secours, où en est-il ?
Ce que je peux dire, c’est qu’ils sont dans les appels d’offres, avec volonté de signer pour début juin. Nous, à Bagard, on est prêts. La voirie, le carrefour et l’accessibilité sont là s’ils veulent attaquer demain, les anciennes lignes électriques ont été enfouies. Je ne pensais faire que deux mandats, et donc arrêter en 2026, mais comme cette caserne n’est pas faite, je me suis persuadé de repartir pour un troisième. J’aurais quand même eu les boules de ne pas pouvoir l’inaugurer.
Un projet d’autant plus important qu’il sera accompagné d’un pôle d’équipement routier pour le département...
Tout se fait ensemble. Ce pôle accueillera des bureaux pour le département, mais aussi des balayeuses, saleuses, panneaux routiers pour tout le nord du Gard. Tout ce qui est à Anduze et Saint-Jean-du-Gard sera ramené à Bagard. Les bureaux du groupement Cévennes-Aigoual y seront aussi installés. Il restera enfin un hectare disponible sur la parcelle totale, où on aimerait implanter quatre ou cinq entreprises.