"On fonctionnait avec deux CPE depuis 24 ans. Et on nous le retire, sans que les effectifs n'aient baissé." Kildine Lallemand faisait partie du rassemblement devant les grilles du collège Armand-Coussens, ce mardi matin. Représentante du second degré pour le SNALC (syndicat national des lycées, collèges, écoles et du supérieur), la professeure est déçue qu'à la motion votée à l'unanimité par le conseil d'administration pour demander le maintien du poste, le rectorat réponde par la négative. "Ils estiment qu'on est sur-dotés, parce que d'autres établissements ont ouvert cette année. On déshabille Pierre pour habiller Paul."
"Il n'y a pas de perte d'effectif attendu pour l'année prochaine, mais le rectorat répond que tous les établissements de moins de 400 élèves ont un seul CPE, se désole Kildine Lallemand. On va donc doubler la charge du CPE actuel." Le communiqué établi par les parents et le personnel rappelle aussi que le collège "est dans une zone rurale avec un IPS (indice de position sociale) de 96,9, inférieur de 6,7 points à l’IPS moyen du Gard. Nous ne sommes donc pas dans un collège favorisé." D'ailleurs, le collège n'est qu'à une rue du quartier Politique de la Ville.
Kildine Lallemend estime aussi que ce n'est pas le moment de réduire l'encadrement, "alors qu'on voit une hausse des incivilités. Une seule personne pour dialoguer avec tout le monde, ce n'est pas assez." "Parents et personnels craignent une dégradation du climat scolaire, conclut le communiqué des parents et personnels, qui se traduirait par une scolarité plus difficile pour les élèves, voire chaotique pour les plus fragiles".