Publié il y a 39 min - Mise à jour le 15.08.2026 - Anthony Maurin - 2 min  - vu 31 fois

CULTURE Carré d’Art, agora du savoir et liberté des âmes

Carré d'art (Photo Archives Anthony Maurin).

Inauguré en 1993, Carré d'Art tire son nom de la proximité immédiate qu'il entretient avec l'un des fleurons antiques de la ville, la Maison Carrée.

Carré d'art (Photo Archives Anthony Maurin).

Première réalisation en France de l'architecte anglais Norman Foster, il abrite une médiathèque et un musée d'art contemporain.

Le bâtiment se présente comme un grand parallélépipède rectangle de verre aux lignes d'une pureté parfaite et se caractérise par ses proportions classiques et sa transparence. Il compte neuf niveaux : quatre en étages et cinq en sous-sol.

À l'intérieur, les espaces s'organisent autour d'un atrium et d'un escalier monumental en verre qui laisse passer la lumière.

Une exposition à découvrir. Tursic & Mille, Dissonances à géométries variables jusqu’au 11 octobre.

Une exposition majeure de Tursic & Mille, dont la pratique en duo, développée depuis plus de vingt ans, interroge de manière frontale les conditions d'existence de la peinture dans un monde sature d'images.

Leur travail ne cherche ni à préserver le médium, ni à en affirmer la pureté, mais à l'exposer à l'excès, à la collision et à la dissonance.

S'emparant de l'ensemble des registres iconographiques paysage, portrait, nature morte, abstraction, imagerie publicitaire ou références savantes, les artistes composent des peintures traversées par des strates multiples, des interruptions, des accidents et des gestes parasites.

Carré d'Art Nîmes 2023 (Photo Anthony Maurin)
Carré d'Art Nîmes 2023 (Photo Anthony Maurin)

Constituée à partir de 1986, la collection du musée réunit près de 700 œuvres de 1960 à nos jours. Ce nouveau parcours dans les collections met l'accent sur les groupes Supports/Surfaces et ABC avec un focus particulier sur la récente donation d'Alain Clément. Il présente également de nouvelles générations d'artistes qui interrogent le sujet de la frontière et de la région.

Sébastien Arrighi, « Fall off » jusqu’au 4 octobre au Mur Foster. Un display photographique de Sébastien Arrighi construit à partir d'images inédites et plus anciennes, issues de plusieurs territoires, interroge la présence de l'eau ou son absence. Des images au style documentaire viennent dialoguer avec d’autres plus intimes et poétiques.

Des paysages du pourtour méditerranéen (Liban, Espagne, Grèce, France) aux mutations du royaume d'Arabie saoudite, en passant par les tensions d'un archipel du pacifique, chaque image interroge la manière dont un milieu façonne les corps les postures et les récits.

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