Quand la Cour Régionale des Comptes met son nez quelque part, ce n'est pas sans raison ou sans objectif. Et surtout sans conséquence. Le rapport de la CRC Occitanie, dévoilé lors du conseil municipal de Pont-Saint-Esprit ce mardi 30 juin par l'adjointe aux finances Karine Bommenel a mis au jour trois grandes thématiques : une faiblesse des marges de manœuvre financières, des risques financiers causés par certaines opérations coûteuses et un pilotage approximatif des ressources humaines.
"Une baisse de la pression fiscale inenvisageable à court et moyen termes"
Ces problèmes sont, entre autres, dus aux "charges de personnel non négligeables et au poids historique de la dette et des projets couteux engagés avant 2024", l'arrivée en mairie de la majorité actuelle. L'achat du terrain du collège, estimé à 3,1 millions d’euros hors voirie, l'emploi de contractuels comme cadres et les 5 millions dédiés à la nouvelle gendarmerie ont affaibli la capacité d'autofinancement et "annihilé le budget communal sur plusieurs années", prévient Karine Bonnemel. Conséquence directe : "Une baisse de la pression fiscale est inenvisageable à court et moyen terme".
Dans son rapport, la CRC invite à "la prudence avec un risque de tutelle". Elle conseille une "nécessaire réorientation des dépenses vers le quotidien". L'adjointe aux finances confirme : "Notre priorité, c'est l'entretien de nos bâtiments communaux, comme nos écoles pour permettre aux élèves de mieux étudier, et la voirie, dont au moins la moitié des 86 kms est en piteux état et à refaire."
De l'argent à récupérer
L'élu d'opposition Morad Hourfane pointe quant à lui les 1206 euros de dette par habitant, au-delà de la moyenne de la strate, et un effort fiscal à 182%, deux fois supérieur à la moyenne nationale. Mais aussi les 420.000 euros dépensés pour les dépôts sauvages, une compétence pourtant communautaire, mais en augmentation depuis la mise en place de la redevance incitative.
Le maire lui répond que "des discussions pour refacturation en cours." "On doit préserver notre capacité d'investissement, sans augmenter les impôts, qui sont déjà très hauts. Si la CRC nous dit qu'on doit récupérer une somme, on s'exécute. On fait notre possible, avec des procédures en cours en notre faveur", assure l'édile.
L'indemnité des élus en hausse et en débat
Autre point chaud de la séance, la majoration de 15 % des indemnités des élus. L’indemnité mensuelle brute du maire passe à 2 345 euros, celle des adjoints à 974 euros. "Une délibération incongrue face au rapport de la CRC" dénoncée par Morad Hourfane. La majorité se défend en invoquant "une compensation des journées sans solde posées pour respecter notre engagement municipal".
La municipalité a engagé des démarches pour candidater au label Ville amie des ainés et s'apprêtent à engager 223.000 euros pour la mise en discrétion des réseaux secs avenue Gaston Doumergue et rue Guillaume Apollinaire, afin de revoir les réseaux électriques, l'éclairage public et le génie civil télécom.
Subventions :
Associations caritatives :
- Logis du Soleil : 2800€
- Secours populaire : 2800€
- Far Saint Vincent : 2800€
- Association Caritative Spirpontaine : 1800€
- Secours Catholique : 1000€
- Croix-Rouge Française : 500€ (non demandés et donc non attribués en 2025)
Politique de la Ville :
- UFOLEP : 500€ et mise à disposition du Clos Bon-Aure
- RIPOSTE : 2500€ et mise à disposition des jardins partagés
- Bivouac Radio : 1000€
Autres :
- Communauté Professionnelle Territoriale de Santé Vallis Bona : 7000€
- Caf du Gard pour les parcours d'ateliers éducatifs et artistiques pendant les vacances scolaires 2026 et 2027 : 12.000€
- Amicale des Sapeurs-Pompiers pour le bal du 13 juillet : 5000€, appui logistique et mise à disposition gracieuse de la cour de la Cazerne
- Association Régionale pour l'Expansion des Chorales et Orchestres Scolaires pour le regroupement de chorales 'Battements de choeur' : 2000€, accompagnés d'un plan de subvention à 1800€
- RIPOSTE, pour l'espace de vie sociale L'Ancrerie : 5000€