Cette année sera belle pour l’UTN et, comme il fallait marquer le coup, Plaza del Carmen, artiste gardoise, a réalisé une belle affiche qui illustrera la saison, y compris sur les cartes d’adhérents. Lors des vœux du bureau, au Nîmotel, cette affiche, ainsi que les temps forts de la temporada, ont été dévoilés pour le plus grand bonheur des membres d’un club exemplaire.
Ici, on mise toujours sur l’amitié, l’union, le maintien et la défense des traditions méridionales. Les actions ? Les membres adhérents se déplacent dans les lieux taurins, vont à des conférences, font des journées au campo… et bien sûr assistent aux ferias ! Mais, retour en arrière pour mieux comprendre.
Fondé le 13 décembre 1896, le Club Taurin Nîmois était présidé par Camille Benus. À quoi sert un club taurin ? À bien des choses, mais, de manière générale, il « supporte » souvent la carrière d’un torero, matador de toros ou d’un ganadero voire d’un toro !
C’est ici que débute la vie de l’UTN, via le CTN. Les actions du CTN de l’époque furent efficaces, notamment lors de la création par monsieur Reynaud, maire de Nîmes, du comité tauromachique qui contribua à la défense pour le maintien des courses de toros. Le débat eut lieu à l’Assemblée nationale le 20 février 1897. En 1914, le CTN avait comme président monsieur Faujas.
Puis, le 20 février 1906, fut fondée l’Aficion Nîmoise présidée par maître Roques, un avocat. Cette société joua un grand rôle pour la création d’une Fédération des sociétés taurines. Elle organisa le 1ᵉʳ juillet 1906 une assemblée groupant trente-six sociétés, la Fédération était née.
Au lendemain de la guerre 1914-1918, Nîmes comptait parmi ses sociétés taurines le Club taurin nîmois, l’Aficion nîmoise et la Montera nîmoise. Ces trois sociétés poursuivaient le même but : « la défense et le maintien de nos traditions méridionale et des corridas ».
C’est donc en 1919, après les hostilités de 14/18, qu’elles décidèrent de fusionner. L’Union taurine nîmoise venait de naître réellement et c’est au bar Le Palace (Café du Palais) que fut signée la fusion. « Nous pouvons donc prétendre que l’Union taurine nîmoise est représentative de l’Aficion depuis 1896. »
Et l’UTN est présente, en toute objectivité, dans les ruedos comme au campo. Sans avoir de chouchou sur le circuit actuel, elle apprécie la jeunesse, la vaillance et le panache.
Depuis sa création, l’UTN a déployé sans cesse une grande activité pour la défense du taureau camarguais ou toro espagnol. Elle fut présidée successivement par messieurs Audry, Cornant, Mouret, Faugas, Aurillon, Willig, Grégut, Samson, Fontaine, Trouiller, Léotaud, Bouniol, Chavanieu, Cessenat, et Éric Pujante, qui fut quant à lui président de 2003 à 2017, date à laquelle Isabel Vigne a repris le flambeau.
S’ils ne furent pas présidents, il sera difficile d’oublier des noms tels les Blancou, Triaire, Granier ou Faissat tant leurs rôles furent importants. Bon anniversaire, bonne année et pourvu que ça dure !