Créés il y a 300 ans autour de la source qui a fondé Nîmes, les Jardins de la Fontaine font partie intégrante du patrimoine nîmois. La maîtrise de l'eau a permis de développer l’industrie textile, Nîmes étant connu pour sa toile en jean. Aujourd’hui, l’écrin joue un rôle dans le vie de beaucoup de Nîmois : « On y pousse les poussettes, on apprend à faire du roller, du vélo… On y fait aussi les photos de mariage. Plus haut, les espaces sont plutôt occupés par les amoureux », raconte le photographe Philippe Ibars.
Le candidat de la gauche unie, Vincent Bouget, émet toutefois une critique sur la gestion actuelle : « Ces jardins méritent mieux que le traitement qui leur est fait. Leur histoire, leur rôle scientifique, économique et culturel sont sous-valorisés. » En déambulant, ce jeudi à l’intérieur, le candidat et ses soutiens ont fait plusieurs arrêts. À l’entrée, il l’assure : « Les Jardins inspireront notre démarche de végétalisation partagée de la ville. Notre ville doit être un modèle dans l’adaptation au changement climatique, inspirant les prochaines générations comme les Jardins le sont pour nous aujourd’hui. »
Parmi les premiers aménagements : « l’accessibilité du site, la mise en place d’un gardiennage et la création d’un espace dédié aux chiens. » Plus haut, devant la maison Saurel, Vincent Bouget rappelle : « Le délégataire Edeis s’était engagé à y faire un restaurant. C’est ce qui avait justifié l’allongement du contrat de gestion des monuments romains, passant de 3 à 8 ans. » Alors il l’annonce : en cas d’élection, « nous proposons de sortir le site du contrat avec Edeis. Aujourd’uhi, le label Unesco de la Maison carré n’est pas qu’un label touristique. En valorisant les Jardins, ils deviendront non seulement un lieu de promenade mais aussi un espace de transmission culturelle et scientifique. »
En fin de visite, c’est accompagné de sa binôme au Conseil départemental, l’écologiste Dominique Andieu-Bonnet, que la liste a annoncé la création d’un festival de la « biodiverCité » au sein du parc, en lien avec les acteurs associatifs et partenaires institutionnels. Au menu : des conférences, des débats ou encore des expositions… Reste à savoir si les Nîmois seront sensibles à ces propositions, à 10 jours du premier tour, organisé le dimanche 15 mars.