Nîmes
Publié il y a 6 jours - Mise à jour le 23.11.2022 - Anthony Maurin - 4 min  - vu 762 fois

FAIT DU JOUR Appels à projets et contrats de ville 2023, c'est parti pour Nîmes métropole !

(Photo Anthony Maurin).

Le lancement officiel de l’appel à projets 2023 du contrat de ville de Nîmes Métropole a été effectué. Les contrats de ville constituent le cadre adéquat pour concilier ces deux aspects complémentaires de la politique de la ville.

Le contrat de ville dure sept ans. L'ancien prend fin, place au nouveau et pour l'occasion, l'État, par le biais de Chloé Demeulenaere, sous-préfète et secrétaire générale adjointe de la préfecture du Gard, avait réuni tous les participants lors d'un comité de pilotage à Saint-Gilles. En 2022, le Gard a vu près de 900 dossiers se concrétiser.

La Région et le Département étaient représentés par Amal Couvreur, vice-présidente du Conseil départemental déléguée à la Politique de la ville, Nîmes métropole et la ville de Nîmes par François Courdil, adjoint au maire de Nîmes délégué à la Politique de la ville et aux centres sociaux ainsi qu'Eddy Valadier, maire de Saint-Gilles, qui commente : "Ce comité nous a permis d'évoquer le futur contrat de ville qui sera à établir tout au long de l'année 2023. Nous avons aussi évoqué les nouveaux dispositifs d'appels à projets car nous voulons inscrire les acteurs associatifs dans un cadre qui apporte des éléments nouveaux comme l'engagement citoyen."

Amal Couvreur, Eddy Valadier, François Courdil et Chloé Demeulenaere  (Photo Anthony Maurin).

Ainsi, toutes les couches du mille-feuille français, les strates administratives des collectivités et des citoyens ont pu parler sereinement de la manière dont on peut, grâce aux objectifs du contrat de ville, réussir à garantir le pacte républicain, à renforcer la cohésion sociale, à mobiliser autour d’un projet collectif et à construire un nouvel espace démocratique avec les habitants.

Chloé Demeulenaere est claire : "Le travail mené aujourd'hui (hier, NDLR) était simple mais concret et ambitieux pour dire les priorités qui sont les nôtres : la santé, l'emploi, le tourisme social, l'éducation... Avec un accent particulier sur l'engagement républicain. Toute association qui voudra souscrire à ce contrat devra respecter un article de loi et tout manquement à cet article justifiera le retrait de la subvention."

C'est une priorité. L'État veut aider les associations à mettre en place cette collaboration car, pour sa représentante, elles sont le vecteur de la République et celles qui n'auront pas les moyens de le mettre en oeuvre par manque de temps ou de moyens seront aidées. Ce dispositif concerne différents quartiers de Nîmes, mais aussi de Saint-Gilles avec Sabatot.


Nîmes métropole attend beaucoup de ce nouveau contrat de ville (Photo Anthony Maurin).

Amal Couvreur est la première ravie de cette grande coordination des services de l'État, des collectivités et des citoyens : "On essaie aussi de faciliter l'accès aux dossiers pour les associations qui n'auront plus qu'à monter un dossier unique pour toutes leurs demandes en Région. Pour le Département, la politique de la ville est un point d'acupuncture... Il faut le droit commun en prime. Nous mettons des moyens supplémentaires qui viennent compléter les dispositifs mais sans les collectivités partenaires et sans l'État, tout cela ne servirait à rien. Beaucoup de travailleurs se lèvent tôt pour faire des métiers peu valorisants et ils habitent dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV). Nous avons des pépites à valoriser."

En Occitanie, on recense 105 QPV et un habitant sur six y habite. En 2022, la Région a injecté 3,7 millions d'euros dont 700 000 euros pour l'entrepreneuriat dans ces quartiers. La Région a déboursé 554 000 euros dans le Gard pour 200 actions. N'oublions pas que le revenu médian est de 12 200 euros par an...

Le Comité de Pilotage s'est déroulé en salle du Conseil municipal de Saint-Gilles avec les membres des conseil citoyens de Nîmes (Photo Anthony Maurin).

Côté Département, on parle de 1,3 million d'euros pour 588 actions dont 734 000 euros pour Nîmes métropole. Le Département consacre 1,9 million d'euros à la prévention spécialisée dont 861 000 euros pour Nîmes. Le Gard donne 900 000 euros (dont 217 000 euros pour Nîmes métropole) pour les centres sociaux.

À l'heure où les deniers publics sont comptés et rationnalisés, comment être sûr que le dispositif fonctionne ? On étudie les demandes et le financement des subventions. On accompagne et évalue les projets associatifs financés dans ce cadre, on suit des projets proposés par les services municipaux et on anime des dispositifs dans le cadre de la politique de la ville.

"Nous sommes engagés à reprendre des piliers déterminants comme la cohésion sociale, la citoyenneté, le cadre de vie, le renouvellement urbain... Les associations doivent répondre à cet appel à projet et nous sommes évidemment ouverts à la nouveauté, à l'innovation pour être au plus proche des attentes des habitants. Il faut une vraie dynamique de la part des associations pour faire corps avec nous car oui, ça va plus mal qu'en 2013. Nous devons nous adapter et avoir une république cohérente. Les associations doivent rendre des comptes", affirme François Courdil.

(Photo Anthony Maurin).

Chloé Demeulenaere présente une nouveauté : lesmessagers de la République. Elle vient d'obtenir 40 000 euros du Ministère pour cette action. "L'État s'est engagé pour Nîmes métropole avec plus d'1,2 million d'euro mais en ajoutant d'autres aides, nous sommes à 2,1 millions sans compter les ressources humaines que nous mettons en place (1,2 million d'euros, NDLR) pour aider les associations dans leurs tâches. À ces 3,3 millions s'additionne l'argent attribué dans le cadre de la politique de la ville."

On parle de cinq millions d'euros pour le Gard dont trois pour Nîmes métropole. Depuis 2015, l'État a multiplié par trois l'enveloppe qu'il donne au Gard pour un meilleur accès au sport, à la culture, au droit, à l'accompagnement des seniors...

Anthony Maurin

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