Publié il y a 1 h - Mise à jour le 19.04.2026 - Norman Jardin - 4 min  - vu 67 fois

FAIT DU SOIR Une ouverture de l’hippodrome de Nîmes « Trot » bien

Sept courses de trot attelé étaient au programme ce dimanche.

- Photo : Norman Jardin.

Ce dimanche, l’hippodrome des Courbiers à Nîmes ouvrait sa saison avec sept courses de trot. Le temps d’un après-midi, les turfistes locaux ont retrouvé le frisson de la course tout en passant un bon moment à l’ombre des platanes.

« La dernière fois, j’ai dû gagner trois francs six sous mais j’étais contente. Quand je perds, ça me fait bisquer ». Véronique, assise sur un banc à l’ombre des platanes, étudie minutieusement les informations concernant la première course du jour. C’est le prix Gélinotte, qui compte 11 partants. « Je me suis découvert une passion pour les courses. On a fini par connaitre quelques jockeys, on voit ceux qui gagnent. Au début je choisissais au nom des chevaux ». Mais ça, c’était avant puisqu’en turfiste avertie elle ne laisse rien au hasard et elle est accompagnée de Francis qui connaît également la science de la course : « On vient tout le temps. Ici on est en plein air. Mon père était joueur et quand j’étais enfant, c'est moi qui allais valider les tickets ». 

Véronique et Francis sont venus pour passer un bon moment. • Photo : Norman Jardin.
Dans la Tour, les caméras filment l'arrivée. • Photo : Norman Jardin.

Le couple alésien a fait son choix : ça sera « My Beauty Gem » le 4 pour Véronique et Molly d’Acadie le 5 pour Francis. Pas de chance, ce sont les deux chevaux distancés de cette première course. Ce n’est pas grave pour nos deux cévenols qui sont surtout venus pour passer un bon moment. Ils prennent la déveine avec le sourire et en bons parieurs ils essaient de se refaire sur une autre course.  Ce dimanche, ils sont environ un millier à assister à l’ouverture de la saison à l’hippodrome de Nîmes. Sept courses sont au programme, toutes au trot attelé, et 98 chevaux foulent la piste des Courbiers.

Théo Briand est un des grands espoirs français. • Photo : Norman Jardin.
L'hippodrome accueille entre 500 et 1 500 visiteurs par jour. • Photo : Norman Jardin.

« Dans le sud de la France, je pense que c’est une des meilleures pistes en herbe avec un très beau tracé »

Parmi les drivers présents, il y avait Théo Briand, un des futurs cracks français venu d’Aix-en-Provence, qui est aligné sur cinq des sept courses. Un champion qui apprécie de venir à Nîmes : « Dans le sud de la France, je pense que c’est une des meilleures pistes en herbe avec un très beau tracé ».  Cette première journée de la saison est fondamentale et la météo est au rendez-vous avec un beau soleil. Pour les enfants, une structure gonflable et des tours de poneys sont prévus. Puis il y a la voiture suiveuse qui a beaucoup de succès. Le vieux Renault Trafic se charge de huit passagers qui peuvent suivre la course de très près. Plus une place de libre pour toute la réunion.

L’ambiance est assurément conviviale et cela n’empêche pas la montée d’adrénaline dans la dernière ligne droite. « Au guichet, c’est entre 15 000 et 30 000 euros par jour et il est reversé environ 75 % aux parieurs », explique Antoine Maubon. Le président de la société sportive des courses du Gard – Hippodrome de Nîmes rappelle que le point d’orgue de la saison à Nîmes est prévu pour le mois prochain : « C'est le 17 mai puisque on a la chance d’organiser une réunion complète du Trophée vert. C’est un championnat de France itinérant de courses de trot sur l’herbe. Ça passe par Nîmes tous les quatre ou cinq ans ».

L'indispensable maréchal-ferrant. • Photo : Norman Jardin.
Ce dimanche, 98 chevaux ont foulé la piste des Courbiers.  • Photo : Norman Jardin.

« À Longchamp, ils ont fait venir les Rolling Stones »

L’hippodrome de Nîmes, c’est aussi des techniciens pour assurer le bon fonctionnement sur des haut-parleurs et des caméras, dont l’une d’entre elles permet de départager les chevaux avec la photo finish. Un service de secours est également présent avec une ambulance les jours de trot et deux quand il y a des courses d’obstacles. Les deux vétérinaires jouent un rôle prépondérant puisqu’ils assurent la bonne santé des chevaux qui viennent de toute la France et ils font des prélèvements qui sont ensuite envoyés à Paris pour un contrôle antidopage. À ce sujet, des chevaux sont tirés au sort juste avant la course pour sanctionner les éventuels tricheurs.

Thierry Lepont, le commissaire et administrateur de l’hippodrome de Nîmes. • Photo : Norman Jardin.
Dans les box, la course se prépare.  • Photo : Norman Jardin.

Enfin, il y a l’indispensable maréchal-ferrant sans qui rien ne serait possible. Si l’hippodrome appartient à la ville de Nîmes, les courses dépendent d'une fédération régionale basée à Marseille. « Ce n'est pas facile de faire vivre un hippodrome à Nîmes, il faut des paris et des spectateurs. Il y a des charges incompressibles, il faut payer des techniciens. On est aidé, mais il faut aussi des recettes. Pour le dynamiser, on a aussi des idées de sponsoring et des manifestations. Par exemple, à Longchamp, ils ont fait venir les Rolling Stones » conclut Thierry Lepont, commissaire et administrateur de l’hippodrome de Nîmes. En attendant de voir les Rolling Stones aux Courbiers, Véronique et Francis feront toujours la route d’Alès, pour jouer, éventuellement gagner mais surtout pour passer un bon moment.

Le programme de la saison à l’hippodrome des Courbiers.

Dimanche 17 mai à 13h30 le Trophée vert, dimanche 14 juin à 13h30 Trot, dimanche 26 septembre à 13h30 Trot, dimanche 4 octobre à 13h30 Trot, dimanche 1e novembre Trot et mercredi 11 novembre T/P.

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