Publié il y a 12 h - Mise à jour le 19.07.2026 - Norman Jardin. - 2 min  - vu 229 fois

NÎMES Le temps de la reconnaissance pour les « Justes » de France

La cérémonie s'est déroulée rue du Général-Leclerc. 

- Photo : Norman Jardin.

C’est ce dimanche 19 juillet qu’avait lieu la Journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « justes » de France.

À Nîmes, la cérémonie a eu lieu devant la stèle érigée au 1 bis, rue du Général-Leclerc. « La France n’a pas fini de compter ses justes ; beaucoup sont restés inconnus, ceux qui vécurent fidèlement une vie cachée et reposent dans des tombes que personne ne visite plus.  Il y a une semaine, le 12 juillet, le Président de la République, Emmanuel Macron, appelait toutes les communes de France à faire pleinement rayonner leur exemple : « Il est temps désormais que sur chaque maison, chaque immeuble, chaque lieu où des juifs furent abrités, hébergés et sauvés soient apposés les noms des justes qui les sauvèrent de la barbarie nazie » » a déclaré Félix Bouchard, sous-préfet, directeur de cabinet du préfet du Gard, qui lisait le message de Geneviève Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre des Armées.

De son côté, David Stroper, le président du Collectif Histoire et Mémoire a évoqué un aspect plus local de cette période : « Au 1, avenue Général-Leclerc, se trouve le Canto Cigalo, bâtiment de la SNCF. C'est ici que furent rassemblés, lors de la rafle d'août 1942, les Juifs étrangers arrêtés dans le Gard, avant leur transfert vers le camp des Milles, puis Drancy et, pour beaucoup, vers les centres de mise à mort. À quelques pas d'ici se dressent les arches de la gare. Elles rappellent le sacrifice des résistants exécutés par l'occupant. Mais elles évoquent également un geste d'une immense humanité : celui des Éclaireurs israélites du Gard qui, autour de Jean-Jacques Rein, lancèrent des oranges et quelques rafraîchissements par-dessus les grilles des wagons à bestiaux transportant les déportés. Tout proche se trouve l'école Talabot, l'école des cheminots. Une plaque commémorative rappelle qu'elle fut un lieu de rassemblement des jeunes requis au titre du service du travail obligatoire. Nous avons également découvert que ses souterrains avaient été aménagés pendant la guerre pour la défense passive de la ville. À proximité enfin, la caserne des pompiers témoigne, elle aussi, des drames de cette période, lorsqu'elle fut touchée par les bombardements alliés visant le nœud ferroviaire nîmois.»

La cérémonie s’est ensuite terminée par la Sonnerie aux morts, la Marseillaise et le dépôt des gerbes par les divers représentants institutionnels.

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