Depuis le jeudi 21 mai, les usagers du quartier de Pissevin à Nîmes trouvent portes closes quand ils arrivent devant leur bureau de la Poste. Alors, ce mardi matin, une cinquantaine d’habitants du quartier s’est réunie pour exprimer leur colère. Certains ont signé une pétition pour la réouverture de la Poste, ce service public qu’ils voient disparaître.
« C’est un lieu essentiel pour les habitants »
« Ce bureau de la Poste a fermé du jour au lendemain et on a été informés de façon officieuse et on nous a précisé qu'il serait fermé pour une durée indéterminée. On sent bien que ça va durer longtemps et on nous a dit d’attendre la création de la nouvelle poste dans le cadre de la rénovation urbaine, pas avant 2027. C’est un lieu essentiel pour les habitants qui y font leurs démarches administratives et bancaires. Nous aimerions que l’on nous explique clairement pourquoi la Poste a décidé cette fermeture », s’insurge Eugénie Diolot, directrice adjointe du centre social des Milles couleurs.
« Pas besoin que le service public recule »
Les participants au rassemblement regrettaient le manque de concertation et ils ont été soutenus par Vincent Bouget, venu à leur rencontre. « Mercredi dernier, on nous a annoncé brutalement la fermeture du bureau de la Poste. On essaye, avec la préfecture, de trouver des solutions pour ce quartier de 12 000 habitants. La Poste évoque un danger grave et imminent avec des agents de la Poste qui se sentaient menacés, mais aussi des conditions d’hygiène rendues difficiles par les travaux pour justifier cette décision. Je peux comprendre que ce n’est pas agréable de travailler dans ces conditions, mais on n’a pas besoin que le service public recule », souligne le maire de Nîmes. Ce mardi à 17h, les services de la ville de Nîmes, de la préfecture du Gard et la direction de la Poste dans le Gard se réuniront pour trouver une solution commune à cette fermeture.