En 2020, la liste conduite par Christophe Prévost, ancien Gilet jaune, avait recueilli 1,3 % des voix, soit 62 voix. Un échec qui ne l’a pas refroidi : « Au contraire, j’y retournerai tant que les gens n'auront pas compris », lance-t-il, bravache. Et convaincu, encore et toujours, qu’« on ne peut pas laisser les mêmes recommencer, il faut un profond changement du mode de gouvernance et du système actuel. »
Alors Christophe Prévost reprend son bâton de pèlerin et son idée de 2020 : créer une maison référendaire locale et consulter la population très régulièrement, « sur tous les grands axes, tout ce qui engendre une dépense publique importante, comme la passerelle Maia, par exemple. » Son leitmotiv : « Le peuple décide, les élus exécutent. »
Pour lui, il ne s’agit que de « bon sens », face à « un système en bout de course », qui serait remplacé par « une démocratie directe. » Alors il revendique de ne pas avoir de programme, mais « des propositions », dans lesquelles on retrouve, entre autres, une maison médicale, la construction d’une MJC « gérée par les jeunes, il n’y a rien à Bagnols pour eux », lancer « un audit commercial de Bagnols » ou encore mettre en place « une navette électrique des parkings vers le centre-ville. »
Avec cette philosophie, Christophe Prévost se verrait bien en « trublion de cette campagne, car je veux conduire une liste mais pas être le maire, le maire sera un des colistiers, là où les autres y vont pour la place et pour imposer leurs idées. » Les autres, justement, il leur a proposé de signer une charte de son cru, qui comporte notamment la mise en place de la maison référendaire et précise notamment que les citoyens peuvent aussi présenter des projets, car « toutes les idées sont bienvenues, et s’il faut trouver de l’argent, on le trouvera. » Concernant cette charte, « trois candidats sont chauds, un doit consulter sa liste et un autre me dit qu’il est d’accord à 99 % avec de qui est écrit », avance le candidat. Qui ne proposera pas sa charte au maire sortant Jean-Yves Chapelet, soit dit en passant.
Reste que « si tout le monde la signe, je n’aurai plus de raison de me présenter », dit Christophe Prévost, tout en affirmant être en mesure de le faire : « J’ai plus de candidats qu’il n’en faut. » Le cas échéant, le vainqueur de l’élection devrait lui « donner la charge de mettre en place la maison référendaire », reprend-il, considérant que cette charte « sera très importante au second tour, il ne faudra pas se tromper et peut-être se pincer le nez. » Comprendre voter pour la candidate du RN Pascale Bordes, qui fait partie selon Christophe Prévost des candidats « chauds » pour signer la charte, plutôt que pour Jean-Yves Chapelet dans un second tour qui les opposerait. « Mais aujourd’hui le danger n’est pas le RN, ni la France insoumise d’ailleurs, mais le système », justifie-t-il, tout en glissant que « politiquement parlant, on est un peu perdus aujourd’hui. »
Christophe Prévost a créé son propre mouvement politique, NOUS, pour Nouvelle organisation unie et solidaire, qui a des ambitions « au niveau national, après avoir repris notre souveraineté dans nos communes. »