Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.02.2026 - Julia Razil - 3 min  - vu 105 fois

ARLES 289e des villes où il fait bon vivre : que vaut ce classement ?

Cette année, Arles a gagné 45 places. 

- J.Rz.

Le palmarès 2025 des "Villes et villages où il fait bon vivre" a récemment été publié dans le JDD. Arles y a grimpé de 45 places pour atteindre la 289e. La commune gagne notamment des points sur les critères de la qualité de vie, la santé et l'attractivité immobilière. En revanche, elle en perd sur la sécurité et la préservation de l'environnement. Décryptage avec Antoine Chauvel, secrétaire de l'association à l'origine de ce comparatif.  

Cette année encore, la ville d'Arles grimpe dans le classement des "Villes et villages où il fait bon vivre". Publié dimanche dans le JDD, le palmarès - dont c'est la septième édition - affiche la petite Rome des Gaules à la 289e place sur 34 727 communes, soit 45 places de plus que l'an dernier. En 2025 déjà, Arles s'était illustrée avec une progression fulgurante de 160 places.

Et cette année, plus encore que les précédentes, le résultat est tout particulièrement scruté par les maires sortants tout autant que par leurs opposants, chacun pouvant y voir du pain béni à un mois du premier tour des élections municipales. "C'est la première édition qui vient clôturer une mandature. Et en effet nous avons pas mal d'échanges avec les maires en place ainsi que les candidats d'opposition", explique Antoine Chauvel, le secrétaire général de "Villes et villages où il fait bon vivre". Cette association - présidée par Thierry Saussez, qui fut en son temps communicant auprès du président Sarkozy - est à l'origine de ce vaste comparatif.

"Arles fait partie des 0,9 % des territoires les mieux classés"

Comment fonctionne ce classement ? "Il repose sur 197 critères répartis en 11 catégories : la qualité de vie, la sécurité, la santé, les transports, les commerces et services, la protection de l'environnement, l'éducation, les finances et impôts locaux, les sports et loisirs, la solidarité et l'attractivité immobilière", détaille Antoine Chauvel. L’association a interrogé un panel de 1 024 Français, par le biais de sondages OpinionWay, pour classer ces thématiques par ordre d’importance. Plus elles sont importantes, plus elles comptent dans la note finale. Plébiscitées par les Français en 2025 : la qualité de vie, la sécurité et la santé.

Selon ce classement -- "le plus complet qui existe", souligne Antoine Chauvel --, Arles est ainsi classée 289ᵉ ville où il fait bon vivre, sur 34 727 communes. "C'est une très belle place ! Au niveau national, cela veut dire qu'Arles fait partie des 0,9 % des territoires les mieux classés." La commune est ainsi troisième dans le département sur 119 communes. Dans sa strate de population (50 000 - 100 000 habitants), elle se classe 62ᵉ sur 82 sur le plan national. Et gagne une place dans les deux cas.

Les toits d'Arles. • J.Rz.

Les trois catégories dans lesquelles la commune obtient le plus de points par rapport aux communes de sa strate de population sont la qualité de vie (+8,4 %), la santé (+3 %) ainsi que l'attractivité immobilière (+1,9 %). Notamment sur le critère de la santé, ce classement peut interroger. Arles, désert médical, avec plus de 6 300 Arlésiens sans médecin traitant, affiche +3 %. Comment l'expliquer? Dans les faits, ce classement se base uniquement sur des données statistiques et quantifiables, provenant de sources officielles et institutionnelles (comme l'Insee ou le ministère de l'Intérieur, par exemple). Ce qui peut expliquer un certain décalage entre la note et la perception.

Des indicateurs, pas une vérité absolue

"Pour la santé par exemple, si on n'a pas le professionnel de santé dans la ville, on va aller regarder où est le professionnel de santé le plus proche (moins de 30 minutes en voiture) et si on peut obtenir un rendez-vous dans un délai raisonnable", explique Antoine Chauvel. Le classement des "Villes et villages où il fait bon vivre" répond ainsi à un "socle de santé minimal" (présence d'un hôpital, d'une maternité, de maisons de retraite, de généralistes, de laboratoires d'analyses médicales, etc) dans un périmètre d'accès et le compare ensuite aux communes de taille équivalente. "C'est aussi ce qui fait qu'Arles gagne des points, c'est la comparaison par rapport aux communes de même strate." La présence de médecins spécialistes n'est pas, par exemple, (encore) retenue comme critère.

De même, Arles gagne des points dans la catégorie "Sports et loisirs". Une note qui peut, elle aussi, interroger au regard de l'état des infrastructures sportives arlésiennes. Mais rien de plus logique quand on sait que "le classement ne prend pas en compte la vétusté de ces équipements", précise Antoine Chauvel. Enfin, toujours selon le classement, Arles pêche dans les catégories sécurité (-11 % ) et préservation de l'environnement (-33 %).

Loué par certains, critiqué par d'autres, ce palmarès, comme tous les classements, reste de toute façon une photographie partielle. Qui a le mérite de donner des tendances, mais ne dit pas tout. Car, au-delà des statistiques, la qualité de vie, c'est surtout l’expérience de chacun. Arles, qu'importe sa place, reste une ville où il fait bon vivre, pour celles et ceux qui s’y sentent bien. Et c’est bien là l’essentiel.

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