Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.02.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 220 fois

NÎMES Jean-Paul Fournier : ciao l'artiste !

Le maire de Nîmes, 80 ans dont 25 ans de mandat

Le maire de Nîmes, 80 ans dont 25 ans de mandat

- Corentin Corger

Ce samedi matin se tenait le dernier conseil municipal du maire nîmois Jean-Paul Fournier, après 25 ans de mandat. L’occasion pour les élus, qu’ils soient alliés ou opposants, de témoigner de leur respect ou émotions.

Le soleil n’est pas encore levé. Il est 7h15 ce matin, les premiers Nîmois sont déjà postés devant les portes de l’hôtel de la rue Dorée. « J’ai vu que c’était le dernier conseil municipal du maire. Cette fois, je l’ai noté dans mon agenda pour y assister », commente cette maman de deux enfants. « Nous, on est venu encore plus tôt pour avoir de la place dans le public… », commente Hugo Carlos, collaborateur du groupe Nîmes citoyenne à gauche. Jean-Paul Fournier s’avance. Accompagné par Franck Proust, premier adjoint et candidat à sa succession, le maire marque un arrêt à l’entrée de la salle comme s'il saisissait toute la symbolique de cette dernière séance.

Jean-Paul Fournier : « La flamme ne s’éteindra pas »

Le conseil s’ouvre. Le premier magistrat lit quelques mots sur sa feuille : « C’est un moment très particulier pour moi. J’aborde mon dernier conseil municipal après plus de 40 ans de vie politique et 25 ans de mandat. » Dressant un bilan global, l’édile défend : « Durant un quart de siècle, le paysage urbain a sensiblement évolué. Nîmes a vu son nombre d’habitants croître, elle s’est embellie. Son image a changé, elle est plus attractive. » Il dit toutefois ne pas « sous-estimer » les difficultés restant à surmonter : « La lutte contre le narco-trafic, la continuité de la rénovation des quartiers prioritaires… »

Revenant sur sa pratique politique, l’élu du 'canal historique' RPR - puis UMP et Les Républicains - se souvient des « débats parfois musclés » au sein de l’hémicycle (…) le rapport (avec les Nîmois, NDLR) n’a pas toujours été facile, j’en conviens. Un grognard au contact des réboussiers, ça fait des étincelles. » Enfin, Jean-Paul Fournier estime qu’être maire « a été l’honneur d’une vie (…) La flamme ne s’éteindra pas. » Terminant en « remerciant les Nîmois » qui l'ont élu à quatre reprises, « ce record je leur dois. » Les élus applaudissent. L’opposant communiste, Vincent Bouget, demande la parole. Candidat de la gauche unie (hors LFI) pour prendre sa place de maire en mars prochain, le Nîmois salue à sa manière Jean-Paul Fournier : « Nos désaccords ont été nombreux… Mais il est normal de reconnaitre la durée de l’engagement que vous avez consacré à la ville. »

Julien Plantier : « Je vous le dis dans le blanc des yeux… » 

Également dans la sobriété, la présidente du groupe Les Progressistes, Valérie Rouverand, reconnait que « il arrive un moment où le combat politique doit savoir s’effacer devant le respect dû à une personne, à un parcours, à un engagement. Cela ne signifie ni l’oubli, ni l’adhésion totale. » Allocation attendue, Julien Plantier, ex-premier adjoint répudié pour sa candidature aux municipales, a également salué son parcours, précisant : « Nous sommes nombreux à avoir œuvré à vos côtés et à vos réussites. Il serait prétentieux de prétendre détenir le monopole de votre héritage. » Une petite banderille à Franck Proust, candidat LR, soutenu par Jean-Paul Fournier ?

Le quadragénaire poursuit, réglant ses comptes avec quelques "collaborateurs" : « Lorsque j’ai pris ma décision d’être candidat aux municipales, après en avoir discuté à de multiples reprises avec vous, ça a bouleversé notre relation. Il faut dire que certains de vos collaborateurs, très éloignés des préoccupations quotidiennes des administrés et uniquement guidés par des stratégies politiciennes, vous y ont particulièrement aidés, n’hésitant pas à vous mentir sur mes intentions et propos. » Le conseil se poursuit. À la fin de ce dernier, le premier adjoint Franck Proust a également prévu un hommage. Pour l'heure, une interruption de séance a lieu après les délibérations concernant le rachat du stade des Costières et des Antonins, qui a particulièrement animé le dernier conseil de Jean-Paul Fournier.

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