Publié il y a 1 h - Mise à jour le 07.02.2026 - Coralie Mollaret - 3 min  - vu 114 fois

NÎMES Conseil municipal d’adieux pour Jean-Paul Fournier

Ce samedi matin, dès 8 heures, le conseil municipal de Nîmes ne sera pas sans émotion. Le maire, Jean-Paul Fournier, 80 ans, tiendra sa dernière séance publique.

Clap de fin pour Jean-Paul Fournier. Le maire, élu en 2001, s’apprête à tenir son dernier conseil municipal ce samedi à 8 heures. « C’est Jean-Paul Fournier qui les a instaurés le samedi matin. Sous le maire communiste Alain Clary, c’était lundi soir. Ça démarrait à 18 heures pour finir à 1 heure du matin… », se souvient Richard Tibérino, adjoint au maire depuis son entrée en fonction. D’ailleurs, il confie : « Ce matin, il va certainement pleurer. Moi aussi. Ça fait 30 ans que je suis à ses côtés. »

150 conseils municipaux, 100 communautaires

Jean-Paul Fournier, c’est donc 25 années de mandat, soit près de 150 conseils municipaux. « Et un peu moins de 100 conseils communautaires. Une institution qu’il a présidée durant 12 ans, de 2002 à 2014 », ajoute Franck Proust, actuel président de l’Agglo. Assis entre son directeur de cabinet et son directeur général des services, Jean-Paul Fournier n’a manqué quasiment aucun conseil, à l’exception de six mois en 2016, lors de ses soucis de santé. L’actuel premier adjoint, Franck Proust, avait alors assuré l’intérim.

Depuis la salle municipale, il a pris ce qu’il estimera être des grandes décisions politiques : création du Palais des congrès, du musée de la Romanité, la rénovation ou le mode de gestion des monuments romains, dont les arènes, le lancement des travaux du Tram’bus qui, au passage, lui auront causé quelques soucis… Théâtre de joutes politiques, le conseil municipal aura vu des ruptures avec plusieurs partenaires, comme le centriste et président de Nîmes métropole, Yvan Lachaud, ou plus récemment avec son premier adjoint Julien Plantier, candidat aux municipales.

Avec l’opposition, les relations ont parfois été « conflictuelles », se souvient l’opposante Catherine Bernier-Boissard, élue de 2001 à 2020 : « Au début, il était très agressif. Je pense qu’il voulait se positionner, notamment au sein de son équipe pas encore très bien installée, comme quelqu’un qui tenait la barre, seul décideur à bord. » Avec les élues femmes, dit-elle, les passes d’armes étaient parfois plus âpres : « Il me coupait très souvent le micro. Je me souviens que le préfet lui avait envoyé une lettre suite au recours de notre groupe, dans lequel se trouvait Sébastien Gros, directeur de cabinet du Premier ministre Manuel Valls. »

Aimé par ses alliés, combattu par ses adversaires, Jean-Paul Fournier, élu RPR, UMP puis Les Républicains, est resté fidèle à son parti. Élu maire à quatre reprises, le peintre en lettres restera pendant longtemps une figure incontournable de la vie politique nîmoise. Ce samedi matin, partisans comme opposants devraient lui adresser un petit mot. Le sénateur Laurent Burgoa, ancien élu de la ville, sera présent dès 9h30 au conseil municipal.

Bruno Retailleau : « Jamais une ville ne s’est autant identifiée à un homme »

Lors de sa venue, ce jeudi à Nîmes, le président du parti Les Républicains, Bruno Retailleau, a tenu à saluer « longuement » Jean-Paul Fournier. Aujourd'hui, Nîmes est l'une des dernières villes de 150 000 habitants, gérée par sa famille politique : « Rarement une ville et un homme ont fait corps à ce point-là. Cette génération-là, c’est de plus en plus rare. Et à l’inverse, jamais une ville ne s’est autant identifiée à un homme. On arrive à un moment de l’histoire où une page va se tourner.»

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