Publié il y a 1 an - Mise à jour le 05.03.2023 - La rédaction - 8 min  - vu 3082 fois

ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

C'est dimanche. Il est 12 heures. Place à la coulisse politique gardoise !

Bonimenteur ? Il y a quelques jours, Objectif Gard révélait le projet de la ville de Nîmes pour la rénovation des halles. Un projet d’ampleur, nécessaire pour redynamiser l’esthétique du lieu et offrir au nouveau propriétaire de la Coupole des halles Socri Reim l’occasion de déployer tout son talent et de faire venir, espéré comme le Messie, pas le joueur vous avez compris, les Galeries Lafayette. Mais nos informations exclusives ont jeté un froid dans les allées et chez les étaliers. Comment ça ? On va rénover les halles sans nous prévenir ? On va même nous obliger à déménager sur la place Saint-Charles sans notre consentement ? Et on pourrait savoir comment a été calculé le montant des dédommagements pour les étaliers qui vont rester sur le carreau ? Immédiatement, les services de la Ville ont été dépêchés sur place pour faire le service après-vente. Mieux, au lieu d’assumer le projet, la consigne était de discréditer les informations de votre journal préféré. Avec la complicité de certains "confrères" amers de ne pas avoir sorti un scoop depuis des lustres. Seuls nos amis de Midi Libre ont su faire preuve de nuance, anticipant peut-être le piège tendu par la Ville. Merci à eux. En revanche, soyons clair, on ne remerciera pas un certain Christophe Pio, élu en charge des Halles, qui pour bénéficier de quelques minutes d’attention médiatique, a tapé comme un sourd sur notre rédaction, sans la nommer bien sûr. Le courage jusqu’au bout. À défaut de poursuivre son travail parallèle de vidéaste amateur sur les réseaux sociaux chinois - il a reçu une interdiction formelle du maire de Nîmes de faire perdurer ses prestations -, on peut lui suggérer de prendre quelques cours de média-training. En tout état de cause, dans cette affaire, difficile de mettre en avant l’argument de la fausse information. Comment aurions-nous pu inventer l’ensemble du projet et tous les détails qui vont avec ? Soyons sérieux ! On est très bon certes mais pas au point de monter un projet dantesque en quelques heures... En réalité, prise de court, la Mairie n’a pas eu d'autre choix que de renvoyer la patate chaude à l’émetteur de l’information. Pas très bien dans ses baskets, semble-t-il, le service communication a quelque peu ramé aussi. Jusqu’à s’y reprendre à deux fois pour diffuser un communiqué de presse qui restera dans les archives du rétropédalage. Nous avons appris cette semaine que depuis des mois, les équipes municipales auraient annulé à deux reprises les réunions d’informations avec les représentants des halles de Nîmes. Mais pourquoi ne pas assumer tout simplement ce super projet qui n’arrivera pas avant plusieurs années ? N’est-ce pas l’occasion de lancer une grande concertation avec les étaliers pour les convaincre définitivement ? Offrir des perspectives très intéressantes pour l’avenir économique de ce poumon de la ville, les commerçants devraient applaudir des deux mains… On rappelle à toutes fins utiles, pour en finir, que ce projet était au programme du maire de Nîmes en 2020. Tenir ses promesses, n’est-ce pas la première qualité attendue chez un politique ?

Qui pour remplacer Proust ? Alors que la décision est attendue dans quelques semaines du côté de la Cour de cassation dans l'affaire de la Senim, à Nîmes, les esprits s'échauffent. Qui pour remplacer le président de Nîmes métropole ? Plusieurs noms circulent depuis plusieurs semaines. Il y a quelques jours, Julien Plantier et Christophe Pio ont mangé à l'Impérator avec le maire de Nîmes, seul décideur de la destinée de l'intercommunalité. Et le nom de Xavier Douais, élu à la Ville en charge notamment du tourisme, présent lors du déjeuner, a circulé. Mais Jean-Paul Fournier, malin comme un singe, n'a même pas exprimé un rictus. Il a déjà sa petite idée en tête. Ce sera un Nîmois. Et certainement Bernard Angelras. Délégué à la Propreté urbaine et à l'Agriculture, vice-président à l'Agglo, ce fidèle des plus fidèles a un atout considérable par rapport aux autres : il est apprécié par Franck Proust. Ce dernier en plus ne s'opposerait pas à sa candidature pour lui succéder...

Castex pris en sandwitch ! Mercredi dernier, au Salon international de l’agriculture, une séquence est loin d’être passée inapercu pour les convives du stand du Département du Gard. Présents sur place, Franck Proust, le président de Nîmes métropole, et son vice-président aux transports, Jean-Marc Campello, ont mis l’ambiance. Et ont surtout espéré faire quelques affaires. Alors quand l’ancien Premier ministre Jean Castex, désormais, président de la RATP a débarqué quelques minutes. Ils n’ont pas hésité à l’entourer des deux côtés pour le convaincre de participer à l’appel d’offres sur les transports nîmois qui vient d’être relancés. Jean Castex a réservé sa décision mais a assuré les deux protagonistes nîmois de regarder le dossier attentivement. Pour le convaincre un peu plus grossièrement, Jean-Marc Campello n’a pas fait dans la demi-mesure. Et a remis une bouteille de vins gardois au protégé d’Emmanuel Macron. On devrait rappeler au vice-président aux Transports nîmois que la dernière fois que des Nîmois se sont amusés à filer du vin pour obtenir des faveurs, cela leur a couté quelques points sportifs et un joli procès retentissant…

Transdev joue de malchance. Thierry Mallet, le PDG de Transdev a fait le déplacement il y a quelques jours à Nîmes. Dans le cadre du renouvellement du marché des transports de Nîmes, montrer patte blanche a quelques utilités. Sauf que ce voyage à Nîmes n’a servi à rien. Thierry Mallet qui espérait rencontrer Jean-Paul Fournier en a eu pour son billet de train : le maire de Nîmes était absent. Espérant une réunion de travail avec Franck Proust, il a trouvé aussi portes closes. Le président de Nîmes métropole était à Bruxelles pour quelques affaires européennes. Finalement, le PDG de Transdev aurait du faire comme Jean Castex. Pour voir les Nîmois, mieux vaut aller à Paris au Salon international de l’agriculture. Reste à savoir si lui aussi serait reparti avec une bouteille de vin. Rien n’est moins sûr…

Tensions RH à la CCI ? Jean-François Rezeau, président de la chambre régionale de commerce et d'industrie Occitanie a pris la plume il y a quelques jours pour écrire à la CCI du Gard. Un courriel qui fait suite aux procès-verbaux du comité social et économique (CSE) indiquant une alerte sur une situation présumée de RPS (risques psychosociaux) au sein de la chambre consulaire gardoise. Un inspecteur national a été dépéché sur place afin de procéder à l'analyse de la situation. Cette enquête a donné lieu a la rédaction d'un rapport d'analyse de la situation. Une restitution orale de ce rapport a été faite lors de la séance extraordinaire du 21 février dernier du CSE. Mais le président de la CCI régionale est bien embêté. Car pour trouver des solutions à cette situation d’urgence, il faudrait que la CCI Gard soit pourvue d’un directeur général, ce qui n’est toujours pas le cas. « Or la présence d'un DG est essentielle en vue de mettre en place un plan d'actions en réponse aux points soulevés et aux recommandations formulées dans le rapport d'analyse de la situation sur les risques psychosociaux au sein de la CCI du Gard », explique Jean-François Rezeau. En attendant la nomination d'un nouveau DG, Éric Giraudier, inquiet sur les traces que laissera cet épisode sur son mandat, vient de commander les services d’un cabinet RH spécialisé sur ces questions. Et invite le personnel de l’unité gardoise à prendre toute sa part. Est-ce que ce sera suffisant ? Éteindre l’incendie n’est pas toujours si aisé… On le voit bien l’été quand le soleil brûle dans le Gard…

La Patrouille de France à Nîmes. La patrouille acrobatique officielle de l'Armée de l'Air va s’installer à Nîmes les prochains jours. Alors que l’aéroport de Salon est fermé pour travaux, c’est à l’aéroport nîmois que l’intendance et les pilotes vont se poser avec leur dizaine d’Alpha Jet pour quelques jours d’entraînement. Des exercices d’essais du côté d’Orange en prévision des spectacles d’été. Notre petit doigt nous dit que des clins d’œil réguliers dans le ciel nîmois sont prévus par la Patrouille à Nîmes. Vous êtes donc cordialement invité à lever les yeux au ciel si vous ne voulez pas manquer l’un des plus beaux évènements des prochains jours dans le ciel gardois.

Bonicel à cheval. Que les fervents supporteurs du Nîmes Olympique ne s’inquiètent pas, la famille Bonicel n’a pas l’intention de rejoindre l’écurie Nicollin à Montpellier. Alors que le groupe a fait fortune dans la promotion immobilière et particulièrement à Nîmes, encore dernièrement avec le projet dantesque de Rani Assaf, désormais c’est dans les chevaux que les vendeurs de cuisine et de salle de bains (ça remonte) ont décidé de miser. Et c’est à Jean-Paul Fournier qu’ils sont venus proposer un beau projet : un jumping international dans les arènes à la fin du mois de septembre prochain. Avec un bouquet final : le Grand prix de la ville de Nîmes en clôture. Un évènement exceptionnel avec les meilleurs cavaliers et chevaux du monde qui devraient ravir les passionnés d’équitation mais aussi tous les amoureux de beaux spectacles équestres. Le maire de Nîmes n’a pas encore donné son accord définitif mais les dates sont déjà fixées pour un week-end qui s’annonce grandiose !

Ryanair fait les yeux doux à Nîmes. Alors que l’aéroport de Montpellier a tenté de convaincre l’opérateur de transport aérien irlandais de la belle exposition proposée par l’équipement héraultais, la direction de Ryanair n’en a que pour Nîmes ces derniers temps. Plusieurs raisons à cela : les nouvelles lignes vers Porto et Edimbourg qui cartonnent, le lobby exercé par Edeis, le gestionnaire de l’aéroport nîmois, et le risque d'une nouvelle concurrence avec la probable arrivée à Nîmes d'une nouvelle compagnie à bas coût. Désormais, on parle d’une pérennisation de nouvelles lignes commerciales tout au long de l’année et de nouvelles destinations. Et même probablement, d’un lancement de la campagne d’été par Ryanair sur le tarmac nîmois. À suivre…

Le Réalisateur dans la ville à la diette. Sophie Rigon n’est pas partie avec le sourire du bureau du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier. Les équipes de la Ville ont en effet annoncé à la fondatrice du festival d’été Un réalisateur dans la Ville que la subvention versée depuis des années serait réduite des deux tiers. Cependant, la mairie assurera toujours la logistique et l’accueil des festivaliers. Pour faire face à la situation, les organisateurs du festival n’ont pas le choix. Ils vont réduire la voilure en 2023. Il n’y aura donc plus que quatre soirées au lieu de cinq. Reste à savoir qui sera le président du festival cette année. À quelques mois du lancement, le suspense reste entier. Plusieurs noms circulent notamment celui de Cédric Klapisch, réalisateur de nombreux films français populaires notamment L’Auberge espagnole. « Pourtant, Sophie Rigon nous avait vendu encore cette année Nicole Garcia, finalement elle ne viendra pas. Pas grave, Jean-Paul Fournier ne voit que par Guillaume Canet et espère qu’il sera là un jour. » Nous avons enfin trouvé le seul spectateur français qui a adoré le dernier Astérix… On était loin d’imaginer que ce serait le maire de Nîmes !

Retour du Club Objectif Gard ! Demain lundi, votre émission télévisée en direct est de retour à 18 heures pour une nouvelle salve d'informations. Plusieurs invités seront en plateau notamment, le président du Pays de Sommières, Pierre Martinez, le sénateur Laurent Burgoa, l'ambassadeur Renaissance en Occitanie, Jérôme Talon ou encore Pierre Meurin, le député Rassemblement national. Interview, débat, actualité du jour, météo, quiz sur l'actualité, etc. seront au rendez-vous. Et surprise, à l'occasion de la journée de grève nationale annoncée pour le mardi 7 mars 2023, Objectif Gard innove et vous proposera une édition spéciale en matinale de 8 heures à 9 heures. Plusieurs invités seront avec nous ainsi que des duplex avec la rédaction aux quatre coins du Gard. Pour être frais et efficace, promis, nous doublerons les doses de café !

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