Une femme de caractère en chasse une autre… Après les années Barbusse et Jehanno, du nom des historiques adjointes de Jean-Paul Fournier à l’action sociale, place à l’arrivée de Jo Menut. À bientôt 70 ans, la nouvelle adjointe du maire de gauche Vincent Bouget a été élue, la semaine dernière, à la tête du CCAS (Centre communal d’action sociale). Un établissement public rattaché à la ville de Nîmes, dont le budget avoisine les 4 M€ annuels, mis en musique par une cinquentaine de personnels, permettant d’accompagner 20 000 Nîmois.
Le CCAS ne concerne pas uniquement les séniors : les jeunes et les personnes en situation de handicap peuvent aussi bénéficier des aides financières, actions de prévention et autre accompagnement. L’avènement de Jo Menut ne relève pas du hasard : sous le précédent mandat, elle siégeait au conseil d’administration, représentant l’opposition. « Dans ma vie, je n’ai fait que du social. J’ai été institutrice et directrice d’école dans les quartiers (Pissevin et Valdegour, ndlr) pendant 30 ans. On fait certes de l’éducation et de l’enseignement, mais on travaille avec les associations de quartiers, les éducateurs… », explique la Nîmoise.
Comment aider les familles monoparentales ?
À Nîmes, le vieillissement de la population est un défi pour les pouvoirs publics. Selon l’Insee, les plus de 60 ans représentaient 26 % de la population en 2022. Une tendance qui ne s’inverse pas. À noter que 30 % de la population nîmoise vit en dessous du seuil de pauvreté. Pendant la campagne municipale, Vincent Bouget avait priorisé la lutte contre l'isolement des séniors, ce qui devrait passer par : « le renforcement des ateliers sportifs, culturels et artistiques ainsi que des sorties et les animations », explique Jo Menut. Le dispositif Monalisa devrait aussi être renforcé.
Autre priorité de campagne : mise en place d’aides pour les familles monoparentales : « Il faut aider ces femmes à trouver des modes de garde pour leurs enfants. Quand elles sont cantonnées à la maison à s’occuper des enfants, ne pouvant pas chercher d’emploi… Elles sont prisonnières. Ce qui peut parfois se traduire par de la violence envers leurs enfants », relate Jo Menut. La solidarité se construit donc à chaque étape de la vie, de la petite enfance jusqu’aux seniors.