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Publié il y a 7 ans - Mise à jour le 15.01.2018 - tony-duret - 2 min  - vu 134 fois

ÉDITO Les questions que pose l’insupportable guerre entre Yvan Lachaud et Jean-Paul Fournier

Montage : Coralie Mollaret / ObjectifGard

Montage : Coralie Mollaret / Objectif Gard.

Le conflit entre Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole et Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes n’est pas nouveau. Depuis des mois, des années même, se joue entre les deux hommes un « je t’aime… moi non plus » auquel Nîmois et habitants de l’agglomération assistent en spectateurs impuissants. Sauf qu’ils s’aiment uniquement quand leurs intérêts convergent. Et que le « moi non plus » dure tout le reste du temps.

Entre les deux hommes, les cessez-le-feu sont rares. Le dernier remonte aux municipales où l’un et l’autre avaient tout intérêt à ne pas se voler dans les plumes. Leur accord - plus ou moins secret – avait permis à Jean-Paul Fournier de conserver son siège de maire et au second de s’emparer du très convoité fauteuil de président de Nîmes Métropole. Depuis, Fournier et Lachaud n’ont plus aucune raison de simuler une entente cordiale. Désormais, tous les coups sont permis et l’éviction de D. K (relire ici) est un épisode de plus dans cette guerre. Un épisode qui pose néanmoins quelques questions.

Si D. K. a réellement « laissé passer une erreur de 700 000 euros dans le budget », ce qui est une somme considérable, pourquoi est-il simplement « transféré », changé de service ? Quel chef d’entreprise de Nîmes ou d’ailleurs conserverait dans sa société un salarié qui fait des erreurs de 700 000 euros ?

S’il a réellement bénéficié « de travaux dans son logement de fonction par les services du patrimoine de l’agglomération », pourquoi la justice ne serait-elle pas saisie de l’affaire ? Y aurait-il d’autres dossiers gênants à découvrir ?

Enfin, en pleine campagne des départementales et alors que l’entente devrait être au beau fixe, pourquoi les têtes ne cessent-elles pas de tomber à Nîmes Métropole ? De deux choses l’une : soit les personnes qui étaient en place n’étaient pas compétentes, soit la « chasse aux sorcières » fréquemment rapportée par plusieurs sources, est bien réelle. Dans ce cas, combien coûte une chasse aux sorcières aux contribuables ?

Tony Duret

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