Publié il y a 1 h - Mise à jour le 19.03.2026 - Tony Duret - 2 min  - vu 215 fois

ÉDITORIAL Le retour du sacro-saint front républicain

L’extrême droite est traitée comme un acteur politique ordinaire pendant toute la campagne et, au soir du premier tour, elle devient soudain infréquentable. Difficile de ne pas désorienter les électeurs. On s’étonne ensuite de l’abstention record.

À chaque élection, ou presque, il refait surface : le front républicain. C’est toujours la même histoire. Pendant des mois, les responsables politiques de droite et de gauche s’affrontent, parfois avec une extrême virulence, démontrant que leurs idéologies sont incompatibles, irréconciliables. Puis tombe le résultat du premier tour de l’élection. Et tout s’efface subitement ! Au nom du sacro-saint front républicain, voilà qu’on appelle à voter pour celui sur lequel on crachait la veille encore. La priorité devient unique : faire barrage à l’extrême droite. Mais si le parti de Marine Le Pen représente une menace pour la démocratie, une force dangereuse pour notre société, pourquoi ne pas l’exclure une bonne fois pour toutes du jeu politique ? Au moins les choses seraient claires. Et cela éviterait aux responsables politiques ces curieux numéros de contorsionnistes. Cela éviterait aussi d’entretenir cette désagréable impression de condescendance à l’égard de l’électeur qui ne serait pas capable de penser par lui-même. D’autant que le front républicain marche souvent à sens unique : la gauche s'efface au profit de la droite. Enfin, nous vivons dans un paradoxe permanent : l’extrême droite est traitée comme un acteur politique ordinaire pendant toute la campagne, on lui donne la parole dans les médias, on invite ses représentants sur les plateaux de télévision, les hommes politiques de tous bords acceptent de débattre avec eux… Puis au soir du premier tour, elle devient soudain infréquentable. Difficile de ne pas désorienter les électeurs. On s’étonne ensuite du désintérêt pour la politique, de l’abstention record alors même que les municipales étaient l’une des élections préférées des Français. Les citoyens demandent peut-être simplement un peu plus de cohérence et moins d’alliances de circonstance.

Il vous reste 80% de l'article à lire.

Pour continuer à découvrir l'actualité d'Objectif Gard, abonnez-vous !

Votre abonnement papier et numérique
à partir de 69€ pour 1 an :

  • Votre magazine en version papier et numérique chaque quinzaine dans votre boite aux lettres et en ligne
  • Un accès illimité aux articles exclusifs sur objectifgard.com
Tony Duret

Politique

Voir Plus

A la une

Voir Plus

En direct

Voir Plus

Studio