Publié il y a 1 h - Mise à jour le 19.05.2026 - Abdel Samari - 2 min  - vu 120 fois

ÉDITORIAL L’État distingue l’œuvre éducative d’Yvan Lachaud

Yvan Lachaud au sein de l'Institut d'Alzon

- Photo CC/Objectif Gard

Le directeur général de l’Institut d’Alzon est nommé chevalier de l’ordre national du Mérite pour quarante années consacrées à l’éducation et à la jeunesse gardoise.

Le décret du 15 mai 2026 portant promotion et nomination dans l’ordre national du Mérite a été publié au Journal officiel dès le lendemain. Comme chaque année, de nombreuses personnalités sont distinguées par cette décoration honorifique française créée en 1963 par le général de Gaulle. Une reconnaissance destinée à saluer l’engagement, le travail exemplaire, le dévouement et les actions remarquables menées dans des domaines aussi variés que la fonction publique, l’économie, la culture ou encore le monde associatif. Dans le Gard aussi, plusieurs figures locales sont concernées. Cette année, le ministre de l’Éducation nationale a proposé la nomination d’Yvan Lachaud au grade de chevalier de l’ordre national du Mérite. Le directeur général de l’établissement privé sous contrat d’Alzon est ainsi récompensé pour quarante années consacrées à la jeunesse gardoise. Une distinction qui vient consacrer un parcours hors norme et l’engagement d’un homme à la tête du plus grand OGEC de France. Modeste, Yvan Lachaud évoque rarement cette trajectoire. Pourtant, lorsqu’il prend la direction de l’établissement à seulement 34 ans, d’Alzon compte alors 1 800 élèves. Un ensemble déjà considérable. Ils sont aujourd’hui près de 6 800. Une croissance spectaculaire. À l’époque, seul le siège nîmois existait. Désormais, l’institution s’est déployée à travers plusieurs antennes à Nîmes, Vestric-et-Candiac, Le Grau-du-Roi ou encore Beaucaire. Et l’histoire est loin d’être terminée. Professeur de mathématiques de formation, Yvan Lachaud continue, à plus de 70 ans, de nourrir une passion intacte pour l’éducation. Projets d’extension, nouvelles filières, méthodes d’apprentissage innovantes : les idées continuent d’affluer avec une énergie peu commune. Toujours avec la même ambition : répondre aux besoins du territoire et offrir aux jeunes un éventail de formations toujours plus large. Cette énergie inépuisable vient-elle compenser une forme de frustration politique ? Une carrière qui n’a peut-être pas totalement répondu à ses attentes ? Car la politique est aussi venue percuter ce parcours éducatif exemplaire. Elle a parfois brouillé l’image de l’homme derrière l’élu. À d’Alzon, les témoignages sont unanimes. En politique, les jugements furent plus contrastés. Le centriste a connu des succès, des revers aussi. Mais même lorsqu’il présidait l’Agglomération de Nîmes, il n’a jamais quitté sa boussole éducative. Chaque matin, ou presque, il retrouvait son bureau à l’Institut d’Alzon. Aujourd’hui, à l’heure d’une retraite qui semblerait largement méritée, Yvan Lachaud hésite encore à quitter la scène. Comme en politique. Sans doute guidé par cette conviction intime : lorsqu’on cesse d’agir, on disparaît un peu. Et lui parait encore loin de l’arrêt. Des idées plein la tête, une capacité de travail intacte, une ambition tournée vers les autres et vers la jeunesse. Hors du commun. Cette distinction, il ne l’a pas volée.

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