Du changement dans la continuité. C’est ce qu’il s’est passé, ce mardi, au Colisée. Les élus des 82 communes du Scot du Gard, rassemblant 380 000 habitants, se sont réunis pour renouveler leur instance, suite aux élections municipales. Ce syndicat, troisième plus grand d’Occitanie, vise à planifier l’aménagement du territoire (projets, zones à urbaniser...). Comme annoncé, la réélection du président sortant, Frédéric Touzellier, ne faisait guère de mystère : le maire de Générac a été réélu avec 72 voix et 5 votes blancs.
« Ce sont peut-être certains communistes ou des membres du groupe de Rémi Nicolas qui n’ont pas voté pour lui », commente un membre du syndicat. « Certains auraient même soufflé à Rémi Nicolas, vice-président de Nîmes Métropole chargé de l’aménagement du territoire, de briguer ce poste », commente un autre. Mais Frédéric Touzellier étant soutenu par de reste des présidents des intercommunalités, la gauche nîmoise n’a pas eu d’autre choix que de se ranger derrière cet ancien soutien de Franck Proust, ex-président LR de Nîmes Métropole.
Le maire RN Nelson Chaudon, 4e vice-président
« Ces six dernières années, nous avons travaillé du mieux possible avec l’ensemble des élus du territoire. Nous avons un Scot qui tient la route », a réagi, après sa victoire, Frédéric Touzellier. Et de se projeter dans l’avenir avec, entre autres, « la répartition des surfaces à urbaniser entre les communes. Je vais me déplacer sur chaque territoire pour expliquer le travail que nous avons réalisé. Je souhaite que nous ayons un moment d’écoute, d’échange et de réflexion ».
Rémi Nicolas, lui, a été élu premier vice-président du Scot. Le nombre de vice-présidents a été porté à 11 contre 9 sous le précédent mandat. Également élu vice-président : le maire du Grau-du-Roi, Charly Crespe, qui enregistre le meilleur score avec 78 voix : « Je conjure le sort de la présidence de Terre de Camargue », plaisante-t-il, en référence à sa défaite à la présidence. L’élu nîmois Dominique Nutti a également été élu, tout comme Nelson Chaudon, quatrième vice-président. Le maire RN de Beaucaire récolte le plus petit nombre de voix, au nombre de 58.
En plus d’assurer sa réélection, Frédéric Touzelier a donc pesé sur la composition de l’exécutif qu’il voulait « représentatif de l’ensemble des territoires », Rassemblement national compris. Or, Vincent Bouget, maire communiste de Nîmes, n’a jamais caché sa volonté de ne pas composer avec l’extrême-droite. Enfin, le maire de Sauzet, Théo Guigue ; la maire de Vergèze, Pascale Fortunat Deschamps ; l’élue nîmoise Sibylle Jannekeyn ; le nouveau maire de La Calmette Jean-Baptiste Antonelli ; le maire de Parignargues Benjamin Brunel et le maire de Saint-Dionisy, François Charrière, forment le reste de l’exécutif.
Hausse des indemnités du président
Autre sujet qui a fait jaser : la hausse de l’indemnité du président qui passe « de 1 200 € brut à 1 500 € » : « Comme première mesure, on repassera… », commente un maire. « Le Scot, c’est un travail à plein temps. L’indemnité n’est pas à son maximum. À noter aussi que l’indemnité des vice-présidents a baissé de 50 € pour les flécher sur les membres du bureau qui se déplacent également sur l'ensemble du territoire », défend l’un des soutiens de Frédéric Touzellier.