Les derniers résultats des municipales ont accouché d’un nouveau conseil municipal. Quel est son visage ? Arrivé avec 40,97 % des voix, Vincent Bouget sera élu maire, vendredi soir à 18 heures, au Palais des congrès. Un lieu choisi par le maire sortant, Jean-Paul Fournier. Lors des deux tours du scrutin, les électeurs votent pour des listes, mais il revient ensuite aux membres du conseil municipal d’élire, en leur sein, le maire. Sans surprise, Vincent Bouget devrait donc être désigné.
Une gauche plurielle
Le leader communiste arrive en force avec une majorité de 42 élus sur 59. Pour rappel, la majorité du maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, s’était réduite à 31 élus en fin de mandat après l’éviction de Julien Plantier et de son équipe. La majorité de Vincent Bouget sera une gauche plurielle. Elle compte sept socialistes, sept communistes, cinq écologistes, deux membres du Parti radical de gauche, une membre de Génération, une membre de L’Après, un membre de Place publique. Les autres élus, une vingtaine, sont des candidats issus de la société civile, dont Amal Couvreur, numéro 2 sur la liste.
Le groupe majoritaire comprend également quatre conseillers départementaux : Vincent Bouget, Dominique Andrieu-Bonnet ainsi qu’Amal Couvreur et Christian Bastid. Il intègre aussi une députée européenne, Chloé Ridel. « Pour l’heure, on ne sait pas s’il y aura des groupes politiques. L’idée pourrait être d’arriver unie pour ne pas donner l’impression d’une forme de scission », confie l’une de nos sources. Lors d’un déplacement à Nîmes, la présidente Carole Delga avait d’ailleurs relativisé les critiques sur la coexistence de plusieurs groupes, en référence au mandat d’Alain Clary : « À la Région, c’est l’organisation que nous avons, et ça se passe très bien. »
Une gouvernance en cours de construction
Vincent Bouget a fixé à 22 le nombre d’adjoints, dont cinq présidents de conseils de quartier. Ancienne élue d’opposition, la communiste Sylvette Fayet a été fléchée pour occuper le poste d’adjointe à la tauromachie. Actuellement les spectacles taurins sont organisés par Simon Casas and Co jusqu’en 2028. Pendant l’entre-deux-tours de la campagne, ce dernier avait annoncé voter pour le candidat RN, Julien Sanchez. Dans les prochains jours, le futur maire doit rencontrer les membres de sa liste afin de finaliser la répartition des délégations. Par ailleurs, Hugo Carlos, 27 ans, militant très engagé, devrait être nommé chef de cabinet.
Rn première force d’opposition, la droite reste divisée
Dans l’opposition, le Rassemblement national constituera la première force avec 11 élus. Au second tour, le député européen Julien Sanchez avait recueilli 37,52 % des suffrages. Son groupe comptera également la députée Sylvie Josserand. De son côté, la liste d’union de la droite et du centre, menée par le premier adjoint sortant et président de Nîmes Métropole, Franck Proust, obtient 6 sièges après avoir réuni 21,51 % des voix. Selon nos informations, Julien Plantier, Sophie Roulle — tous deux conseillers départementaux du canton de Nîmes 1 — ainsi que Valérie Rouverand, présidente de Renaissance dans le Gard, devraient constituer leur propre groupe.
Cette nouvelle configuration ouvre une phase de recomposition politique appelée à durer six, voire sept ans, rythmée par plusieurs échéances électorales : sénatoriales, présidentielle, probablement législatives, ainsi que départementales et régionales.