Une voiture de gendarmerie fait face à la place de la Mairie, sur la digue, à l'heure du dépouillement. Rien de choquant à cela, évidemment, mais on ne déplace pas les gendarmes à tous les dépouillements, fort heureusement. Et, comme le porte-parole de la liste d'Hervé Fiselle l'a souvent regretté au cours de ses réunions publiques, la caserne n'est pas ici, mais à Saint-Ambroix. La présence de gendarmes correspond, donc, bien à une crainte d'un éventuel débordement.
Il n'en a rien été, ni d'un côté ni de l'autre. Parqué derrière des barrières, le public s'est tenu chaud, ce dimanche soir, pour assister au verdict. Un public nombreux, serré dans la salle du bas de la mairie, ou attendant dans le hall, ou même sur le perron, une fois la pluie terminée. "Foussignargues, il y a 120 pour nous, 53 pour les autres", glisse un des membres d'une liste à un premier rang du public. Sans qu'on sache encore réellement qui est ce "nous", et qui sont les autres.
À une table, le décompte donne 101 bulletins pour 100 enveloppes. Le porte-parole de la liste Fiselle, Nathan Casano (relire ici), vient s'enquérir du problème. "Ça chipote", commente un spectateur. Puis, petit, à petit, ceux qui décomptaient se lèvent. On attend les résultats officiels de Foussignargues, même si les portables des membres des listes indiquent une avance claire pour Christine Roux.
Qui s'impose finalement dans les troix bureaux de vote de la ville et obtient un total de 666 voix contre 477 à la liste Fiselle. L'abstention reste élevée, à plus de 39%. Très émue et "très fatiguée", Christine Roux a chaleureusement remercié la police et le personnel municipal, ouvrant en plaisantant, "dans la commune des hommes forts", la période "des femmes fortes".