Où était Julien Plantier ? À l’issue de la défaite du second tour des municipales, dimanche, le leader de Nîmes Avenir s’est fait plutôt discret. Ce mardi, l’ex-premier adjoint a brisé le silence. Sur les réseaux sociaux, il est revenu sur la campagne, « une période intense » : « Pendant des mois, j’ai arpenté Nîmes, j’ai écouté, appris, partagé. À chaque instant, sur le terrain, j’ai ressenti un attachement profond des habitants à notre ville, cette fierté d’être nîmois. »
« Sans une réelle union de conviction, la victoire n’est pas envisageable »
Des moments qui, assure-t-il, « ont forgé mon engagement. » L’union avec la présidente de Renaissance et son équipe a été « une aventure humaine exceptionnelle (…) Nous pouvons être fiers de ce que nous avons accompli. Durant cette campagne, nous avons voulu montrer qu’une autre manière de faire de la politique est possible », salue-t-il. Sans « triomphalisme », Julien Plantier estime que son résultat du premier tour, soit 16 %, « dans un contexte éminemment difficile, traduisent quelque chose de fort : sans une réelle union de conviction, basée sur un projet partagé et sur une méthode claire, la victoire n’est pas envisageable. »
Sur l’union, cette fois avec Franck Proust, avec qui Julien Plantier a cogéré la ville ces 18 dernières années, l’élu, désormais d’opposition, déclare : « Tous ceux qui considéraient qu’ils pouvaient gagner seuls ou qu’ils étaient les seuls à pouvoir gagner se sont trompés. Oui, au soir du premier tour, la question de notre retrait s’est posée », avoue Julien Plantier, « pour autant, nous avons fait le choix assumé d’une fusion de raison pour éviter les écueils du passé, et surtout pour éviter que notre ville ne bascule. Celle-ci n’a pas fonctionné, car bien trop tardive. J’en prends ma part de responsabilité et saurais en tirer toutes conséquences pour l’avenir. »
Félicitant Vincent Bouget de sa victoire, Julien Plantier conclut : « En ce qui me concerne, je resterai à vos côtés, Nîmois comme toujours, avec la même sincérité, le même engagement, la même détermination, et toujours la même exigence vis-à-vis de notre ville que nous aimons tant. » C’est-à-dire ? Quelle sera le type d’opposition qu’il conduira ? Envisage-t-il les prochaines municipales ? Des questions dont le temps livrera, à coup sûr, les réponses.