Après « 25 ans dans la vie associative au niveau départemental et national », présente-t-il, il vise désormais un autre engagement : celui de maire de son village. Élu en 2020 dans l’opposition d'un village « tenu depuis 49 ans par la même philosophie », dit-il, Jacques Barac veut l’emporter « pour amener un nouveau souffle pour Tavel. » Un village qui serait selon lui « géré à la petite semaine », si bien qu’il dit avoir « des questionnements » sur l’état financier du village et promet « un audit des finances et du patrimoine de la commune » en cas d’élection.
Il avance une philosophie : « accélérer, tout en respectant le passé ». Sur la sécurité, d’abord, qu’il érige en priorité, le fait de nommer « sans doute premier adjoint » Alain Verdi, ancien gendarme, allant dans ce sens : « En 2024, notre village a connu plus de 116 méfaits, soit un tous les trois jours, pose-t-il. Il faut mettre enfin en place une police municipale, et la vidéoprotection que nous réclamons depuis 2020. »
Sur la police municipale, le candidat préconise de « commencer avec une équipe de deux personnes, et nous avons dans l’idée de mutualiser dans le futur nos polices municipales avec les communes voisines via un syndicat intercommunal. » Pour autant, pas question d’être « dans la répression absolue, nous voulons être dans la prévention avec une police municipale qui aide au quotidien, et une vidéoprotection dissuasive et pour l’élucidation des méfaits », rajoute-t-il. Sécurité toujours, Jacques Barac propose de remettre « l’éclairage public toute la nuit ».
Pour les entreprises et les commerces du village, il propose de « créer un guichet unique pour les aider à se développer, et faire la jonction entre le monde associatif et le monde de l’entreprise pour créer des synergies. » Jacques Barac veut aussi déployer des synergies « entre le vin, la pierre de Tavel, les jardins pour le tourisme », mais aussi « aider nos viticulteurs à faire rayonner notre village » et plus largement « promouvoir la marque Tavel pour aider nos entreprises. »
Sur le projet Fraissinet, du nom de l’ancienne cave viticole située en face de la Poste, « que le maire veut revendre à la découpe », Jacques Barac propose d’y créer « un cœur de village », où il verrait bien à la fois « une demi-halle, et un espace pluriel, pourquoi pas la bibliothèque. » La maison voisine, promise à la destruction, il propose de la conserver pour « en faire la future maison du médecin que nous nous engageons à chercher pour la maison médicale, ou une annexe pour les besoins futurs de la commune. »
Quant à la deuxième partie du projet dans le centre-village, « c’est une maison pour nos aînés, mais ça va être aussi un programme HLM, avons-nous les moyens d’accueillir un afflux de nouveaux habitants avec des besoins ? », demande-t-il, tout en promettant, s’il est élu, « un vrai référendum sur le projet Fraissinet. »