Les Lunelloises et les Lunellois ont parlé et ont choisi de réitérer leur confiance à la majorité sortante. Paulette Gougeon, élue maire par le conseil municipal en juillet dernier suite au décès de Pierre Soujol, remporte la mairie de Lunel avec 39,53% des suffrages exprimés. L'ordre du premier tour ne change pas, puisqu'elle est suivie par Anthony Belin (34%) et Stéphane Dalle (26,47%). Comparé à dimanche dernier, les électeurs se sont un peu plus déplacés, à en croire les chiffres : 53,32% au premier tour contre 53,84% au second.
Forcément, la pression redescend chez l'équipe de la maire sortante, qui a fêté sa victoire au bar Le Pavillon à Lunel, après avoir annoncé les résultats un peu plus tôt sur le parvis de la mairie. "C'est beaucoup de satisfaction. Je voulais remercier très sincèrement les Lunelloises et les Lunellois. J'ai toujours été sincère et proche des gens. Je ferai toujours attention à leur quotidien et je ne changera pas. On savait que l'extrême-droite n'était pas très loin et on savait que c'était très serré. Finalement on arrive en tête et c'est bien pour l'avenir de Lunel", commente-t-elle.
Lors de l'entre-deux-tours, la conseillère départementale avait pris le parti de réunir plusieurs poids-lourds de la gauche héraultaise comme Christian Assaf, Julie Frêche ou encore Jérôme Moynier, pour lutter contre les extrêmes. "C'est possible que ça ait pu faire prendre conscience certaines personnes", ajoute-t-elle.
"La défaite a un nom : Stéphane Dalle"
Du côté du local de campagne d'Anthony Belin, il y a forcément de la déception. Mais cette campagne n'était vraisemblablement que la première étape d'un projet qui se construira à long terme. "On ne termine qu'à 400 voix de la maire qui vient d'être élue. Je voudrais remercier tous les Lunellois qui nous ont fait confiance", assume la tête de liste.
L'ancien directeur de cabinet de Pierre Soujol pointe également du doigt une des raison de sa défaite : Stéphane Dalle, à qui il adresse un message très véhément. "La défaite a un nom : Stéphane Dalle. Il a trahi Pierre Soujol, la confiance des Lunellois et le bloc de droite, en maintenant sa candidature alors qu'il n'avait aucune dynamique. Il n'avait rien derrière lui et fait passer Paulette Gougeon qui était soutenue par une majorité socialiste avec Carole Delga. Il a fait perdre Lunel".
Pour autant, Anthony Belin ne compte pas s'arrêter là et assure qu'il sera "une force d'opposition offensive pour défendre les intérêts des Lunellois". "On va continuer à se battre pendant sept ans sur le dossier de la gendarmerie avec une épée de damoclès à 4,7 millions sur la tête des Lunellois, sur le dossier de la piscine également dont la délégation de service publique est une lourde charge pour les Lunellois". Fustigeant la capacité limitée d'autofinancement et la fiscalité, il invite toutes les forces de droite à se rassembler autour de lui, et tenter de renverser la mairie en 2033.