Publié il y a 1 an - Mise à jour le 29.03.2023 - Corentin Migoule - 3 min  - vu 644 fois

ALÈS Christophe Rivenq au sujet du covoiturage public : "Ça ne se développe pas trop , je le regrette"

Rivenq

Christophe Rivenq annonce des budgets 2023 "contraints" par l'inflation.

- Capture d'écran Facebook live Christophe Rivenq

Depuis le début de l'année, le dernier mardi de chaque mois, Christophe Rivenq, président d'Alès Agglomération, s'adresse à la population locale au cours d'un Facebook live d'une heure. Hier, mardi, il avait choisi d'évoquer les finances de la Ville et de l'Agglomération, tout en balayant un certain nombre de sujets, dont celui des mobilités et d'un covoiturage public qui ne se développe pas assez vite à ses yeux. 

Après s'être attaqué à la gestion des déchets, puis aux grands chantiers de la Ville et de l'Agglomération, Christophe Rivenq a livré son troisième round dans le cadre de son Facebook live chaque dernier mardi du mois. Cette fois-ci, celui qui est aussi premier adjoint au maire d'Alès avait choisi de s'adresser à la population alésienne par le prisme des "actualités locales et des finances", afin que soient "mieux compris" les budgets qui seront votés début avril en conseil municipal, puis en conseil communautaire.

Des "budgets" qui seront contraints "par deux phénomènes importants", a-t-il expliqué ce mardi soir aux téléspectateurs : "l'inflation et l'augmentation du coût de l'énergie". "Il faudra trouver des moyens pour financer ces dépenses qui ne créent pas de services supplémentaires", a esquissé le président d'Alès Agglo, qui rappelle par ailleurs que si l'on en croit les experts, "nous avons deux années un peu compliquées à passer" avant d'espérer un retour à la normale à partir de "fin 2024, début 2025".

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Christophe Rivenq annonce des budgets 2023 "contraints" par l'inflation. • Capture d'écran Facebook live Christophe Rivenq

Ainsi, puisque les élus locaux n'ont pas l'intention d'augmenter la taxe foncière qui subira déjà une réévaluation de l'État "comme celle de toutes les collectivités de France" en raison du contexte inflationniste, "nous passerons par une augmentation légère de notre endettement pour pouvoir poursuivre notre marche en avant", a prévenu Christophe Rivenq, qui n'entend pas non plus rogner sur les services publics, ni renoncer même partiellement au déploiement du projet de territoire. 

Après avoir édicté un certain nombre de données macroéconomiques, le dernier nommé s'est épanché sur une autre thématique qui lui est chère : les mobilités. "Depuis deux ans, j'ai considérablement augmenté l'offre de transport du quotidien", s'est-il enorgueilli, citant notamment la création de plusieurs lignes de bus et la densification de nombreuses autres. De sorte que le transport "coûte excessivement cher" au Syndicat mixte (SMTBA) qu'il préside, puisqu'une enveloppe de 15 millions d'euros est allouée chaque année à ce volet.

"Sur ce montant, les usagers ne contribuent qu'à hauteur de 10 %. Donc si on veut développer les services, il faudra trouver des ressources", a martelé le premier adjoint au maire d'Alès, se présentant comme "un grand défenseur des mobilités" afin qu'elles ne constituent pas "un frein" dans "notre ruralité". Christophe Rivenq a ainsi brandi l'exemple du "plan vélo" de 12 M€ dont la mise en route a vocation à optimiser les trajets domicile-travail de sept kilomètres ou moins. "On va donc faire des pistes cyclables reliant les communes de la périurbanité à Alès, la ville centre, où la plupart des emplois sont concentrés", a explicité l'élu alésien.

Les Grand'alésiens ne la jouent pas encore assez collectif

En matière de mobilités, il se dit par ailleurs courroucé par de récents propos d'Emmanuel Macron : "Quand j'entends le président de la République qui veut investir des milliards d'euros pour développer des lignes de TER dans les dix grandes métropoles, ça me met les glandes ! C'est toujours la même chose, c'est tout pour les gros ! Et nous n'avons que nos yeux pour pleurer." Et d'ajouter : "Il y a un traitement très différencié des territoires. Il nous faudra donc inventer de nouveaux modèles. Ce qui est sûr, c'est qu'on ne fera pas de métro à Alès. C'était un poisson d'avril l'an dernier."

La parenthèse du soir relative aux transports s'est achevée par l'expression d'une contrariété : "Ça ne se développe pas trop et je le regrette, c'est le covoiturage public !" En effet, depuis plusieurs années, l'Agglo, via son réseau "Alès'Y en covoiturage", expérimente ce "nouveau mode de transport en commun" avec la mise en service de dix lignes de covoiturage (voir ici) supposées accentuer la mise en relation entre conducteurs et passagers en vue de désengorger les routes, tout en étant plus vertueux sur le plan écologique. 

"C'est gratuit pour le covoituré et le covoitureur perçoit une petite indemnisation. On travaille actuellement pour améliorer légèrement le système qui vient en complément du bus, et non pas en remplacement", a assuré Christophe Rivenq, qui ne manque jamais une occasion de promouvoir le bouquet de services du réseau Alès'Y.

Et aussi...

Au cours de ce troisième Facebook live, Christophe Rivenq a également été interrogé par une internaute au sujet du "manque de moyens au commissariat d'Alès, "une question importante et ô combien d'actualité". "Nous avons récemment eu deux policiers. Ce n'est pas suffisant. Nous faisons du lobbying. Mais c'est aussi pour ça que nous avons une grosse police municipale qui vient en complément, même si ce n'est pas la solution. C'est vrai que dans notre société, les tensions sont de plus en plus nombreuses. Mais notre territoire est quand même un peu mieux protégé que certains. On a beaucoup de problèmes de violences intrafamiliales et de cambriolages, mais on est quand même en dessous de nombreuses villes de taille équivalente", a affirmé le président d'Alès Agglo.

Corentin Migoule

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