Objectif Gard : Quel bilan faites-vous de cette première partie de saison ?
Thierry Cenatiempo : C'est un bilan globalement positif. Dans un contexte compliqué, on a constitué un joli groupe et humainement remarquable. Au niveau sportif, c’est la traduction de l’humain, le groupe gagne en ambition match après match.
Avec une troisième place et 24 points en 13 journées, le compte y est ou il en manque un peu ?
On fera les comptes après les deux dernières rencontres des matchs aller. Il reste deux matchs contre Andrézieux et Istres. Si on fait deux très bons résultats, ça lancera nos ambitions.
« L’ambition, ça ne se décrète pas, elle vient avec les performances »
Quand on a que quatre points de retard sur le leader (Rumilly) et que l’on cherche à se renforcer au mercato, c’est qu’on vise la montée ?
On va se renforcer avec des joueurs qui vont nous tirer vers le haut, sachant que l’on a déjà un très bon effectif. En quelque sorte, on a déjà une recrue avec Bissourou Touré, qui reviendra de blessure au mois de janvier. L’ambition, ça ne se décrète pas, elle vient avec les performances et comme les performances sont bonnes, on a envie de tirer encore plus vers le haut, dans le secteur du milieu de terrain et de l’attaque. Le directeur sportif à la carte blanche et moi la carte bancaire (rires). Je lui fixe une contrainte budgétaire et après c’est lui qui décide.
Votre équipe présente un visage très performant à domicile, mais c’est plus compliqué en déplacement. Quelle est votre analyse à ce sujet ?
Les équipes adverses sont impressionnées quand elles viennent au stade des Antonins. Les supporters transcendent nos joueurs et ils perturbent les adversaires. À l’extérieur, les conditions de jeu ne sont pas les mêmes avec des pelouses de moins bonne qualité. Je pense qu’en déplacement, le groupe se forge davantage. Qu’il aille chercher son mode haut niveau à l’intérieur de chacun. Sans l’appui du public. À ce sujet, je trouve qu’il y a eu des signes positifs lors du dernier déplacement à Cannes (0-0). C’est peut-être un peu plus long à construire qu’à domicile.
Au stade des Antonins, le seul accroc est la défaite en Coupe de France face à Beaucaire (0-2 au quatrième tour). Cette élimination vous laisse-t-elle des regrets ?
Notre équipe n’était pas prête et on a été obligés de faire tourner ce soir-là. Ce n’était pas évident pour ceux qui ont joué et à qui il manquait du temps de jeu. Ce n’est pas anecdotique car on a horreur de perdre, mais tout le monde a vu que c’était un mal pour un bien. C’est un mauvais souvenir, mais ensuite avec un match tous les quinze jours, ça a permis aux joueurs de travailler et de se reposer.
« On est en train de travailler sur la création de groupes de supporters dans des communes du Gard »
Le retour des supporters au stade des Antonins, c’est une première victoire ?
Je ne m’attendais pas à avoir près de 5 000 personnes pour le premier match contre Limonest. C’était incroyable mais quand on prend un peu de recul ce n’est pas très surprenant. À Nîmes, dans le Gard et même au-delà, il y a tellement de monde qui aime ce club.
Parmi vos objectifs, il y a l’intégration des équipes féminines. C’est toujours d’actualité ?
Je souffre de voir dans quelles conditions elles travaillent. Le 15 décembre, elles ont participé à notre arbre de Noël, c’était très sympa. Ce que je veux, c'est que les joueuses qui représentent Nîmes aient accès à des conditions de jeu identiques aux garçons.
Pour Nîmes Olympique, l’année 2026 sera-t-elle celle de l’enracinement ?
Nîmes repartira par ses racines et son ADN. Ce n’est pas de l’esbroufe. C’est pour cela qu’il est important d’y associer les anciens joueurs, les quartiers, les villages autour de Nîmes. On est en train de travailler sur la création de groupes de supporters dans des communes du Gard. Ça commence à prendre et ça va continuer.
« Je m’y retrouve »
Dans un autre contexte, Jean-Louis Gazeau (président du NO de 2002 à 2014, NDLR) avait déclaré : « Être président, c’est 20 % de plaisir et 80 % d'emmerdements. » Confirmez-vous ces chiffres ?
En fait on prend du plaisir à résoudre les emmerdes. C’est surtout du plaisir et de l’envie, même s’il y a des choses à gérer.
Les six mois qui viennent de passer ressemblent-ils à ce que vous imaginiez ?
Je n’ai pas eu le temps d’imaginer grand-chose. Ça a été une tornade au départ. Nous n’avions pas le temps de réfléchir, il fallait apporter des garanties à la DNCG, on devait constituer une équipe et un staff. Je découvre au fur et à mesure.
On a l’impression que vous vous prenez au jeu...
C'est parce que c’est très plaisant. Je suis un passionné de football. J'aime ce sport parce qu’il est collectif et je m’y retrouve.