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NÎMES : LE FORCENÉ DE 62 ANS S’EST FINALEMENT RENDU À LA POLICE

Le forcené a été interpellé par la police sans heurt après plus de trois heures de négociation. Photo DR/S.Ma

Après des heures de négociation et un lourd dispositif de sécurité renforcé par la venue d'une équipe du GIPN (Groupe d'intervention de la police nationale, Ndlr), le forcené âgé de 62 ans qui menaçait de faire exploser son appartement, s'est finalement rendu aux forces de l'ordre peu après 19h30.

Un peu plus tôt dans la journée, vers 15 heures, le Nîmois avait contacté la police leur expliquant qu'il allait faire exploser son appartement dans la résidence des Myrtes située le long de l'ancienne route d'Alès, dans lequel il s'était retranché avec son amie. Immédiatement, police nationale et municipale, SAMU, sapeurs-pompiers et agents de GDF s'étaient rendus sur place. Après avoir évacué l'immeuble et sécurisé le secteur, les forces de l'ordre ont tenté de négocier avec le forcené qui avait aspergé d'essence l'entrée de son appartement... en vain.

Ce n'est qu'à l'arrivée d'une équipe spécialisée du GIPN que le sexagénaire a finalement ouvert sa porte avant de se laisser interpeller sans résistance. "Il a été pris en charge dans le cadre d'une garde à vue suite à l'ouverture d'une enquête de police. Celle qui l'accompagnait sera, elle, entendue au commissariat en tant que témoin" a-t-on appris de Robert Gelli, procureur de la République de Nîmes.

Sa fille de 17 ans ne voulait plus le voir

Dans la rue, alors que les policiers négociaient avec le forcené, les résidents évacués, ses voisins, tentaient de trouver une explication à "ce geste fou." L'un d'eux parlait d'un divorce qui aurait mal tourné, "une histoire de garde d'enfant" qui l'aurait empêché de voir ses enfants. A priori le bon scénario. Lors des négociations, le forcené aurait exprimé aux policiers le souhait de parler au procureur de la République de Nîmes. "Il a demandé à me parler au sujet du droit de garde de sa fille aujourd'hui âgée de 17 ans. C'est ce qui l'aurait poussé à commettre les faits de ce jour. Mais cette demande semble tout à fait incohérente. Lorsque le droit de garde a été prononcé en faveur de la mère de la jeune fille en 2006, il ne s'y est pas opposé et il ne l'a jamais fait par la suite non plus. Il ne s'était même pas déplacé pour l'annonce du droit de garde. Et puis, sa fille, proche de la majorité, ne le voyait plus depuis longtemps, elle ne le voulait pas" lance Robert Gelli attendant les résultats de l'enquête pour connaître avec "précision les motivations" de l'homme qui voulait faire exploser son appartement.

 

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