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ANDUZE Rencontres du dialogue territorial : Les défenseurs de la 2C2A ne décolèrent pas

L’association ARDIECE avait tenté de s’opposer à l’entrée de la Communauté de communes Autour d’Anduze (2C2A) dans la nouvelle communauté Alès Agglomération, notamment par voie judiciaire. N'ayant pas obtenu en référé la suspension de l’arrêté de fusion par le tribunal administratif, l'association avait alors de renoncer à toute action en justice (Lire ici). Mais son combat se poursuit pour autant. Ainsi, au moment où se tiennent à Anduze, les rencontres du dialogue territorial sur la métropolisation organisées par la Région Languedoc-Roussillon, le groupe local EE-LV-Vallées des Gardons, soutien de l'association ARDIECE, a tenu faire part de ses inquiétudes en rappelant quelques faits qui se sont déroulés sur ce territoire dans le cadre de la réforme territoriale et la fusion avec l’agglomération d’Alès.

"Dès 2011, des élus, des citoyens, l’association ARDIECE (Association pour la ruralité et le développement innovant et éco-responsable en Cévennes) se sont mobilisés durant plusieurs longs mois, pour que vive la Communauté de communes Autour d’Anduze (2C2A) qui n’était pas concernée par la réforme territoriale en cours. Celle-ci prévoyait en effet le regroupement de communes isolées et/ou de communauté de communes de moins de 10 000 habitants. La 2C2A avec un bilan financier sain, une population supérieure à 10 000 habitants, n’aurait jamais dû être touchée par la réforme.

D’autre part, la 2C2A a, durant une année, animé des ateliers participatifs avec une centaine d’habitants qui ont réfléchi à l’avenir de leur territoire et ont collaboré ainsi à la rédaction d’un  livret regroupant des actions concrètes à mener pour les 15 ans à venir.

Dès l’annonce de la fusion, réunions publiques, manifestations, pétitions, lettres au préfet, courriers aux membres de la CDCI, rencontre au Cabinet de la Ministre de la Réforme de l’Etat, de la Décentralisation et de la Fonction publique, requête devant le tribunal administratif de Nîmes, toutes ces actions ont porté les inquiétudes des habitants face à cette perspective.

A travers une grande consultation organisée par la 2C2A, la population s’est prononcée contre la fusion à plus de  80 %. Malgré cela, la 2C2A a été contrainte de rejoindre Alès Agglomération en ce début d’année. Comment ne pas voir dans cette décision unilatérale, un déni flagrant de démocratie. Pourtant, les attentes étaient fortes et nous regrettons comme une bonne partie de la population de ce territoire, le manque total de dialogue et l’absence de débat avec les autorités locales et l’Etat.

Un fort sentiment d’injustice persiste et nous craignons pour nos territoires ruraux engagés malgré eux vers une métropolisation qui n’apporte aucune garantie quant à leur avenir et leur développement économique."

S.Ma

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