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IL Y A 4 ANS… Le conflit social chez les pompiers d’Alès finit au tribunal

(Photo d'archives : Mickaël Attiach / Objectif Gard)
(Photo d'archives : Mickaël Attiach / Objectif Gard)

Nouvelle rubrique sur Objectif Gard : désormais, chaque jour à 14 heures, notre rédaction vous propose de vous replonger dans un fait d’actualité d’il y a quatre ans jour pour jour. Aujourd’hui : la grève des pompiers alésiens, un conflit qui s’achèvera au tribunal pour deux d’entre eux.

Tout démarre avec la nouvelle année 2012, le 2 janvier. Les sapeurs-pompiers alésiens débutent un mouvement de grève, rejoints par leurs collègues de Bessèges.

La participation aux repas en question

Au cœur du conflit, les repas. Un motif loin d’être dérisoire, comme notre journaliste Mickaël Attiach l’expliquait à l’époque : « La caserne d’Alès, au vu de son activité importante, réclame les mêmes conditions que celle de Nîmes pour les prises de repas, qu’ils n’ont le temps de se préparer ‘la plupart du temps.’ Le syndicat des autonomes demandent pour Alès, une participation d’au moins 5 euros, ainsi qu’un repas chaud complet préparé par un traiteur, ‘comme pour les collègues nîmois’. » La participation du SDIS était alors de 2,5 euros par repas, pour des chèques restaurant de 5 euros.

Un mouvement rapidement très largement suivi, sans que le SDIS ne veuille suivre les revendications des grévistes. Comme souvent en pareil cas, le mouvement se durcit, et cinq jours après le début de la grève, l’administration regrette dans nos colonnes la « dégradation des locaux », évoquant « tags, entassement et dégradation de casiers de vestiaires notamment », « inacceptable » pour le président du conseil d’administration du SDIS Alexandre Pissas, déjà en poste à l’époque. Toujours au sujet des « dégradations », l’élu listera : « les bureaux des officiers de la caserne d’Alès ont été murés, les fours micro-ondes détruits, les tuyaux de gaz arrachés » et annoncera le dépôt d’une plainte.

« On est jugés comme des criminels »

Les négociations reprendront quelques jours plus tard, pour aboutir à la fin janvier. Néanmoins, le mouvement de grève s’achèvera au tribunal pour deux pompiers alésiens. « Une cuisinière avait été mise hors de la cuisine, tuyau de gaz sectionné, ainsi qu’une table, de la vaisselle et quatre micro-ondes, des actes que les pompiers avaient reconnu en partie et regretté, lorsqu’ils s’étaient rendus d’eux même à la police d’Alès, puis de nouveau ce vendredi 9 mars, lors de leur audience devant le tribunal correctionnel d’Alès. A noter que les pompiers avaient d’eux même remplacé le matériel disparu (les fours micro-ondes) à la suite des évènements » écrivait le 10 mars 2012 notre journaliste. Malgré tout, les deux pompiers ont été condamnés à 1 000 euros d’amende chacun avec sursis, 200 euros de frais de justice et 250 euros de dommages et intérêts pour le SDIS.

Quatre ans avant la condamnation de huit anciens grévistes de l’usine Good Year d’Amiens-Nord à de la prison ferme suite à un conflit social, le président du syndicat FASPP 30 Laurent Doudoux s’étranglait : « on est jugés comme des criminels, lorsque l’on voit que l’on passe dans des conditions de droit commun, juste après une affaire de trafic de stupéfiant ! »

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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